À Lyon, un laboratoire de la végétalisation pour affronter les fortes chaleurs
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La végétalisation des espaces publics dans le 2e arrondissement de Lyon.
LTD/Laurence Danière/Métropole de Lyon
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La végétalisation des espaces publics dans le 2e arrondissement de Lyon.
LTD/Laurence Danière/Métropole de Lyon
Grégory Doucet, maire de Lyon, a dû rapidement répondre à un constat : avec 14,6 degrés de température moyenne en 2022 et 2023, la Capitale des Gaules est dans la première moitié du classement des villes européennes de plus de 500.000 habitants qui se sont le plus réchauffées.
Une situation qui devrait s’aggraver, anticipe le Giec : selon son scénario le plus pessimiste, Lyon pourrait devenir l’une des métropoles les plus chaudes de France en période estivale, les températures avoisinant, en 2050, celles de Madrid et, en 2100, celles d’Alger. Avec une nette disparité entre les quartiers : l’est de Lyon, plus dense, étant plus sujet aux chaleurs urbaines. Lors de la canicule de 2022, une différence de 4 degrés y avait déjà été relevée par rapport aux quartiers historiques.
Pour s’adapter, la ville a mis en œuvre, en 2020, un nouveau « plan nature », budgété 141 millions d’euros sur six ans. Depuis, 27,5 hectares ont été végétalisés, à raison de 10 600 arbres plantés. Près de 196 rues ont été arborées, notamment dans les quartiers carencés : des espaces de stationnement ont laissé place à des chênes, des frênes, des tilleuls ou des érables.
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Un ancien rond-point s’est mué en place piétonne, entourée de massifs, dans le quartier Danton, à proximité du centre d’affaires de la Part-Dieu. L’objectif était aussi, selon l’exécutif municipal, de « revitaliser » les quartiers, même si la place de la voiture en a été réduite.