• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune Dimanche

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune Dimanche
  • Politique
  • Dans le monde
  • Dimanche eco
  • Culture et tendances
  • Opinions
  • Société
  • Planète
  • Sports
Logo La Tribune Dimanche
  • Politique
  • Dans le monde
  • Dimanche eco
  • Culture et tendances
  • Opinions
  • Société
  • Planète
  • Sports

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune Dimanche

RECHERCHER

Loupe

LT
La Tribune
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la unePolitiqueDans le mondeDimanche eco
  • Cinéma & écrans
  • Mode & luxe
  • Livres
  • Musique
  • Gastronomie & sorties
  • Régions
OpinionsSociétéPlanèteSports
Kiosque numériqueNewsletters
La TribuneLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
Événements
La Tribune DimancheOpinions

OPINION. « Transformer nos façons de concevoir les villes pour qu’elles restent habitables : une urgence », par Emmanuel Desmaizières, directeur général de Bouygues Immobilier

Photo de La Tribune Dimanche - Rédaction

Par Emmanuel Desmaizières, directeur général de Bouygues Immobilier

Publié le 30 mai 2026 à 15:21

Emmanuel Desmaizières, directeur général de Bouygues Immobilier

Emmanuel Desmaizières, directeur général de Bouygues Immobilier

LTD/Greg Gonzalez

La Tribune Dimanche

N146 ● 19 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Incendies : Positive Aviation franchit une étape décisive pour transformer un ATR en alternative au Canadair

  • 2

    Pétrole : le Panama va prendre la main sur un oléoduc, « l'une des infrastructures stratégiques les plus importantes du pays »

  • 3

    Saturation du réseau électrique : 2 500 producteurs d’énergie renouvelable dans l’attente de solutions de raccordement

  • 4

    Bourse : Nvidia et les géants des puces dévissent sur les marchés, Apple devient la première capitalisation mondiale

  • 5

    Gouvernance de l’eau : moment de vérité à l’Assemblée. L'édito de Soazig Quéméner

  • 6

    Dominique de Villepin, candidat à la présidentielle : « Pour éviter le pire, il faut s’entendre »

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

LinkedIn
Facebook
Instagram
WhatsApp
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
Repenser l’urbanisme pour s’adapter aux conséquences des crises climatiques, c’est le créneau du directeur général de Bouygues Immobilier.

L’été dernier encore, des millions de Français ont éprouvé ce que les rapports scientifiques décrivent depuis plus de vingt ans : nos villes ne sont plus adaptées au climat qui s’installe. Et cette dernière semaine de mai, avec des températures dépassant déjà les 32 degrés dans plusieurs villes françaises, ce constat s’impose une nouvelle fois avec force. Pourtant, à chaque épisode caniculaire, le débat public semble se refermer sur les mêmes réponses immédiates : conseils de prudence, volets clos, recours accru à la climatisation. Comme si la chaleur urbaine relevait uniquement d'un phénomène extérieur, alors qu'elle est pour une large part le produit direct de la manière dont nous avons fabriqué nos villes depuis plusieurs décennies.

Pendant longtemps, et avec une lucidité encore insuffisante sur les conséquences environnementales de nos choix, nous avons construit des villes largement minérales : places dallées, rues dépourvues d'arbres, cours d'école bétonnées. Les conséquences en sont aujourd'hui tangibles : des îlots de chaleur où les écarts de température avec des zones végétalisées atteignent plusieurs degrés, des quartiers désertés l'été, des logements devenus difficiles, voire impossibles à habiter pendant plusieurs semaines par an.

A LIRE AUSSI

OPINION. «  Pic d’ozone et canicule : le faux procès de la voiture »

Ce constat dépasse désormais la seule dimension environnementale et celle du confort des habitants. Il engage des enjeux de santé publique, de qualité de vie et, plus largement, d'égalité territoriale. Car nous ne sommes pas égaux face à la chaleur. Les conditions de vie diffèrent profondément entre un logement traversant ou protégé et entouré d'espaces végétalisés, et un appartement exposé, peu ventilé, situé dans un environnement très minéral. Lorsque la ville n'offre plus suffisamment d'ombre, de fraîcheur ou de respiration, ce sont d'abord les plus fragiles, ceux qui disposent du moins d'espace, du moins d'alternatives, du moins de capacité à s'adapter individuellement, qui en subissent les effets.

Assumer cette réalité doit nous conduire à faire évoluer durablement nos façons de faire. Il ne s'agit plus de répondre à des épisodes isolés, mais d'intégrer une réalité climatique structurelle dans la manière de concevoir et de transformer la ville. Autrement dit, de passer d'une adaptation subie à une adaptation pensée.

Nous ne sommes pas égaux face à la chaleur

Car la valeur d'une ville se mesurera désormais aussi à sa capacité à rester habitable dans la durée, tout en se reconstruisant sur elle-même, pour lutter contre l’étalement urbain. Cette capacité repose sur des leviers désormais bien identifiés : l'organisation des bâtiments et de la mobilité, la qualité des espaces extérieurs et des sols, la place du végétal, la gestion de l'eau, le choix des matériaux. Pris isolément, ces leviers ont un impact limité ; pensés ensemble, ils permettent de créer des environnements plus robustes, capables d'offrir des conditions de vie adaptées aux évolutions climatiques. Un quartier ou un bâtiment ne subit pas passivement son environnement : il en amplifie ou en atténue les effets.

Newsletter

La Tribune Dimanche

Chaque dimanche, l’essentiel de l’actualité économique, politique et sociétale.

Illustration de la newsletter La Tribune Dimanche

À l'échelle d'un quartier, les effets sont immédiats. Une place minérale devient difficilement utilisable aux heures chaudes, tandis qu'un espace végétalisé, laissant circuler l'air et offrant de l'ombre, reste fréquenté. Désimperméabiliser les sols, transformer des friches ou d'anciens parkings, redonner une place à l'eau : ces choix ne relèvent pas du détail urbain. Ils modifient concrètement la manière dont la ville absorbe, retient ou atténue les effets du climat.

Coordonner des expertises

Ces choix ne sont pas seulement techniques. Ils engagent directement la responsabilité de ceux qui fabriquent la ville et la place qu'ils accordent à l'habitabilité. Le métier de promoteur immobilier, déjà profondément utile à l'heure où il manque près de 1,5 million de logements en France, doit continuer à se transformer ; d'autant qu'il n'est pas seulement un producteur de logements. Les projets qu'il développe sont le point de convergence entre les attentes des collectivités, les contraintes économiques et les usages des habitants. Le promoteur devient alors un ensemblier capable d'articuler des solutions, de coordonner des expertises et d'arbitrer entre des options dont les conséquences se font sentir durablement dans la vie quotidienne. 

A LIRE AUSSI

OPINION. 30 acteurs du bâtiment appellent à « un grand plan fédérateur en faveur de toutes les énergies décarbonées »

Assumer pleinement ce rôle, c'est intégrer le dérèglement climatique comme une donnée structurante de la conception. C'est sortir de réponses standardisées pour proposer des projets adaptés à leurs contextes. C'est, enfin, faire de l'habitabilité un critère central de la valeur urbaine. Dans cette approche, le rafraîchissement trouve naturellement sa place : non comme une réponse isolée, mais comme l'un des leviers d'une réflexion globale, au même titre que la décarbonation, déjà largement intégrée dans les cadres réglementaires.

C'est en articulant les enjeux d'atténuation et d'adaptation au dérèglement climatique que nous pourrons contribuer à une ville encore vivable : une ville qui protège autant qu'elle accueille, et qui ne se contente pas de loger ses habitants, mais leur offre des conditions de vie compatibles avec les réalités climatiques de demain.

Par Emmanuel Desmaizières, directeur général de Bouygues Immobilier

Sur le même sujet

Le Français Emmanuel Meafou est plaqué par la défense japonaise lors du match contre le Japon à Tokyo, le 18 juillet.
Sports

Championnat des nations de rugby : les Bleus électriques

Le projet de loi d'urgence agricole est soumis lundi au vote des députés.
Politique

Gouvernance de l’eau : moment de vérité à l’Assemblée. L'édito de Soazig Quéméner
Premium

Dominique de Villepin à Paris le 17 juillet 2026.
Politique

Dominique de Villepin, candidat à la présidentielle : « Pour éviter le pire, il faut s’entendre »
Premium

Des Marines de la 11e unité expéditionnaire procédent à une inspection à bord du pétrolier Wen Yao dans le golfe d'Oman.
Dans le monde

Moyen-Orient : la guerre du détroit aura bien lieu
Premium

Monique Barbut est ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité et des Négociations internationales sur le climat et la nature.
Planète

Monique Barbut, ministre de la Transition écologique : « Le fonds vert sera porté à un milliard d’euros »
Premium

L'équipe CMA CGM annonce une réorganisation de sa direction sportive : Luke Rowe deviendra directeur de la compétition le 1er janvier 2027, aux côtés de Romain Bardet, nommé manager sportif.
Sports

Cyclisme : du changement dans la direction de l'équipe de Paul Seixas
Premium

32 % de sondés considèrent l'environnement comme un de leurs trois principaux thèmes d'inquiétude.
Politique

BAROMÈTRE. Après les canicules, l'environnement se hisse parmi les principales inquiétudes des Français

Thomas Dutronc sera à l'affiche de Jazz in Marciac, festival qui a lieu du 20 juillet au 5 août 2026.
Musique

Thomas Dutronc : « Je suis en train d’organiser un spectacle-hommage ainsi qu’un magnifique documentaire sur ma mère »
Premium