La chronique d’Apolline de Malherbe. Mondialisation, suite et fin
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Retrouvez la chronique d'Apolline de Malherbe.
LTD/CHRISTOPHE MEIREIS/ABACAPRESS
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Retrouvez la chronique d'Apolline de Malherbe.
LTD/CHRISTOPHE MEIREIS/ABACAPRESS
La mondialisation heureuse, ça n’a jamais vraiment marché. Mais certains y ont cru. C’était la fin de l’Histoire, Fukuyama, plus de frontière, la promesse d’une grande ronde universelle de commerce et de services… Certes, il nous faudrait renoncer aux usines, souvent délocalisées, supprimer des emplois, mais à ceux qui s’inquiétaient, on demandait d’être patients, on leur assurait qu’ils pourraient bientôt consommer moins cher, une consommation riante, illimitée, à bas prix ! Ça a commencé par Amazon, et ça s’est transformé en une grande marée de petits colis venue de Chine, estampillés Shein, Temu… une marée de plus en plus incontrôlable.
Et là, soudain, les plus libéraux de nos dirigeants européens ont dit : STOP ! C’est trop. C’est fini. On arrête : jeudi 13 novembre, les ministres de l’Économie de l’Union européenne ont décidé de supprimer l’exonération des droits de douane sur les petits colis venant de Chine. Ils sont même prêts à autoriser les taxes supplémentaires. Les députés français l’ont inscrit dans le budget : ce devrait être 2 euros sur les colis de moins de 150 euros. Certains voulaient aller jusqu’à 25 ou 50 euros, que ce soit vraiment dissuasif.
À lire également
Il y a urgence. Nicolas Dufourcq, le directeur de la BPI, tire la sonnette d’alarme : « Le tsunami chinois détruira toutes nos PME industrielles, de la Pologne jusqu’à la Bretagne. L’Europe doit se fermer temporairement, le temps de se réarmer. » Sauf que ces colis, s’ils arrivent en masse, c’est bien qu’il y a des clients pour les acheter – 23 millions de consommateurs réguliers pour Shein en France.