Scandale des décharges sauvages : Nestlé de retour au tribunal

Le siège de Nestle à Issy-les-Moulineaux.
LTD/Reuters

Le siège de Nestle à Issy-les-Moulineaux.
LTD/Reuters
Des millions de bouteilles plastiques enterrées dans la forêt vosgienne. À partir de lundi 23 mars, la multinationale Nestlé Waters doit comparaître à Nancy dans une affaire de pollution hors norme. Elle est accusée d’avoir maintenu pendant des années quatre décharges sauvages sur plusieurs communes près de Vittel. Les chiffres donnent le vertige : 473.000 mètres cubes de débris de plastique, de verre et autres gravats, soit l’équivalent de 126 piscines olympiques.
« Nestlé s’est débarrassé de ses déchets de fabrication en les enterrant, résume Bernard Schmitt, président de Vosges Nature Environnement, l’une des associations parties civiles au procès. Nous demandons à la justice d’ordonner l’évacuation complète de ces décharges aux frais de l’entreprise. » Selon les enquêteurs, ces déchets se sont « fragmentés en microplastiques » qui ont imprégné les sols et les réseaux d’eau souterrains avoisinants.
L’entreprise assure en réponse qu’elle s’est « toujours engagée à traiter les sites de déchets de manière responsable » et ajoute que 7 sites sur 10 — le procès ne porte pas sur l’intégralité des décharges — ont « déjà été nettoyés ». Déjà reporté deux fois, le procès pourrait l’être à nouveau ce lundi. Les associations, elles, attendent une réponse ferme face à « l’une des plus grosses pollutions en microplastiques d’Europe », insiste Bernard Schmitt.