C’est un paradoxe bien français : depuis le 1er janvier 2025, les logements classés « G » au Diagnostic de performance énergétique (DPE) sont interdits à la location. Passoires — ou bouilloires – thermiques, ils laissent pénétrer le froid l’hiver et/ou le chaud l’été et consomment trop d’énergie. Cependant, les propriétaires occupants ont, eux, encore le droit d’y vivre.
La même réglementation, issue de la loi Climat & Résilience de 2021, s’appliquera en janvier 2028 pour les habitats classés « F », et le 1er janvier 2034 pour ceux classés « E ». D’après les calculs de la Fédération nationale de l’immobilier (FNAIM), pas moins de 1,3 million de résidences principales vont ainsi sortir du parc locatif à moyen terme. « 14 % des propriétaires des appartements “G” ont plus de 80 ans. Ils ne font donc aucuns travaux et leurs enfants vendent à la succession. On fabrique une réelle crise ! », alerte Loïc Cantin, président de la FNAIM.
Il n’est pas le seul : selon l’Observatoire Guy Hoquet Location, du réseau d’agences éponyme, les logements « G », « F » et « E » représentent près d’un quart de l’offre locative… qui pourrait être retiré du marché. « Un volume considérable qui fait peser un risque majeur sur l’équilibre d’un marché déjà sous tension », souligne le réseau. En cause, notamment : le calcul du DPE.