C'est l'acronyme aussi redouté par les locataires que les propriétaires : DPE, pour diagnostic de performance énergétique. Créé en 2006, il permet d'évaluer de A à G la consommation d'énergie d'un logement et son impact en termes d'émissions de gaz à effet de serre. Selon que le bien est classé G, F ou E, il sera impossible de le louer en 2025, 2028 et 2034, en application de la loi climat et résilience de 2021. Une réforme aujourd'hui dans le viseur de la Cour des comptes.
« La mise en œuvre de cette réforme, intervenue dans des délais contraints, n'a pas suffisamment anticipé les difficultés rencontrées par les particuliers pour s'y conformer, alors qu'elle a des conséquences majeures sur leur situation patrimoniale et le marché immobilier », tancent les « Sages » de la rue Cambon dans un rapport publié aujourd'hui.
Ils invitent donc l'État à « un pilotage global du DPE », tant pour « mesurer son impact » sur les travaux réalisés pour améliorer l'étiquette énergétique que pour « évaluer l'emploi des subventions publiques correspondantes ». Ils ne croient pas si bien dire : selon les informations du Parisien, non confirmées par La Tribune, la principale aide aux particuliers, Ma Prime Rénov', va être suspendue début juillet, les crédits ayant déjà été intégralement consommés.