Accession à la propriété, investissement locatif : pourquoi le zonage évolue
César Armand
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(Photo d'illustration.)
Nicolas Guyonnet / Hans Lucas via Reuters Connect
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Ce sont trois lettres qui sont scrutées avec attention par les particuliers et les investisseurs : A, B et C, chacune permettant de classer les territoires selon le degré de tension de leur marché immobilier local. Bien qu'en sursis, les ministres du Logement, Valérie Létard, et des Comptes publics, Amélie de Montchalin, ont co-signé un arrêté, vendredi 5 septembre, classant les communes selon ce zonage. Ce dernier est « en particulier utilisé pour déterminer les zones éligibles et moduler le niveau d'incitation financière des aides à l'investissement locatif et à l'accession à la propriété », écrivent-elles.
Et pour cause : dans sa déclaration de politique générale de cette après-midi, le Premier ministre, François Bayrou, a affirmé que le modèle restait à « réinventer ». « Nous sommes devant une immense question de logement : logement des familles, parcours de la location à la propriété pour ceux qui le souhaitent, depuis le logement des jeunes, des étudiants, jusqu'au logement d'urgence », a poursuivi le maire de Pau.
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Dans un contexte « toujours prégnant » de difficulté d'accès au logement, les deux ministres entendent faire bénéficier 2,4 millions de Français habitant lesdites communes du logement locatif intermédiaire (LLI). Créé en 2014 pour les classes moyennes trop riches pour les HLM, trop pauvres pour le parc libre, ce type de logement est fixé à un prix 15 % à 20 % inférieur à celui du marché privé, avec un taux de TVA réduit de moitié comparé à celui de l'habitat traditionnel.
César Armand