Ali Akbar, dernier vendeur de journaux à la criée de Paris, décoré et bientôt naturalisé

Emmanuel Macron décore Ali Akbar, le dernier vendeur de journaux à la criée parisien, de l’ordre du Mérite, mercredi 28 janvier 2026.
LTD/REUTERS

Emmanuel Macron décore Ali Akbar, le dernier vendeur de journaux à la criée parisien, de l’ordre du Mérite, mercredi 28 janvier 2026.
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Il ne sait plus où donner de la tête. Il enchaîne les selfies comme les stars qu’il a l’habitude de croiser dans les 6e et 7e arrondissements de la capitale qu’il sillonne chaque jour depuis cinquante-trois ans. Ali Akbar est devenu la star des médias. Et tout le monde est content pour cet homme modeste, chaleureux et à cet humour qui l’a rendu célèbre. Jusqu’à se faire décorer mercredi 28 janvier, dans la salle des fêtes de l’Élysée, par Emmanuel Macron.
Rarement la médaille de l’ordre du Mérite n’a été aussi justifiée. En présence de sa famille et des nombreux journalistes venus spécialement pour ce Pakistanais débarqué en France en 1973, le vendeur à la criée a été écouté le chef de l’État faire le récit de son incroyable vie.
Un discours touchant que le président a conclu d’un « ça y est c’est fait Ali Akbar à l’Élysée ». Grand éclat de rire au Palais avec cette référence au « ça y est » qu’Ali entonne à chaque qu’il se présente à la terrasse d’un café ou restaurant du centre de Paris. «Vous êtes la voix de la presse française, a salué le chef de l’État. À force de crier les titres des unes des journaux français, vous avez fini par faire les gros titres du New York Times », a-t-il poursuivi en comparant Ali Akbar à un « esprit voltairien sorti du Pakistan ».
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Après la cérémonie, le chef de l’État a posé au milieu de la famille du récipiendaire. Il a ensuite entraîné ses invités dans un petit salon. Le président de la République a promis à Ali Akbar, qui possède une carte de résident depuis les années 80, de s’occuper personnellement de sa naturalisation. « Ça me fait très plaisir. Je vis en France depuis 53 ans et ce n’est pas anormal », confie Ali Akbar à La Tribune Dimanche, journal qu’il vend bien sûr chaque dimanche.