Emmanuel Macron en quête d’une boussole diplomatique
Antoine Malo
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Emmanuel Macron, lors d'une conférence de presse, le 26 juin 2025.
LTD/Nicolas Tucat/AFP
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Emmanuel Macron, lors d'une conférence de presse, le 26 juin 2025.
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Après la dissolution, Emmanuel Macron comptait sur la politique étrangère pour continuer à exister. Si les débuts ont été plutôt positifs, le chef de l'État jouant les premiers rôles dans le conflit ukrainien, la séquence moyen-orientale des dernières semaines a sabordé les efforts entrepris. En cause, les revirements successifs de l'Élysée, notamment à l'égard de la politique d'Israël.
Très offensif contre Benyamin Netanyahou et sa guerre menée à Gaza il y a encore un mois, le chef de l'État a pris un virage à 180 degrés après les premiers raids de Tsahal sur l'Iran. Il a ainsi légitimé l'action de l'État hébreu par son droit à se défendre, insistant parallèlement sur la nécessité de priver Téhéran de l'arme nucléaire.
Ces derniers jours, il a donné un coup de barre dans l'autre sens, prônant la discussion et condamnant à nouveau la situation à Gaza. Un « en même temps » diplomatique qui a de quoi déboussoler. « L'évolution de la posture française n'a fait l'objet d'aucune explicitation, d'aucune théorisation, souligne Pierre Ramond, doctorant à l'École normale supérieure et membre de la revue Le Grand Continent. Ce manque de narratif crée beaucoup de confusion. »
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Pour le chercheur, qui consacre sa thèse à la diplomatie européenne sur le nucléaire iranien, les trois pays - France, Allemagne et Royaume-Uni - constituant l'E3, ce groupe impliqué dans les négociations avec Téhéran sur le nucléaire, ont beaucoup perdu en donnant un quitus à l'État hébreu : « C'est une rupture avec leur politique qui, depuis vingt ans, consistait à privilégier le dialogue plutôt que la guerre. Ce faisant, ils se sont exclus du processus de négociation. »
Antoine Malo