Lecornu abat ses dernières cartes contre le traité du Mercosur
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Sebastien Lecornu, le 7 janvier pendant les questions au gouvernement au Sénat.
LTD / Hans Lucas - Magali Cohen via Reuters
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Sebastien Lecornu, le 7 janvier pendant les questions au gouvernement au Sénat.
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La balle est dans le camp de l’opposition, qui a jusqu’à présent empêché l’adoption d’un budget pour la France, et qui vient de déposer deux motions de censure (RN et LFI) contre le gouvernement – elles seront examinées la semaine prochaine. C’est l’essentiel du message que ce dernier tente désormais de faire passer auprès des agriculteurs afin de détourner leur colère.
« Nous avons devant nous […] un moment de clarification politique », a averti la ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin, vendredi soir à l’occasion de l’annonce par la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, d’un « paquet » de concessions au monde agricole.
Ces mesures, dont quelques-unes nouvelles, passeront soit par des règlements – tels que les décrets d’application de la loi dite Duplomb facilitant la construction de bâtiments d’élevage –, soit par des amendements du gouvernement au projet de loi de finances 2026 – comme le doublement à 22 millions d’euros du fonds d’indemnisation des éleveurs touchés par la dermatose nodulaire bovine, et l’enveloppe de 130 millions d’euros pour financer un plan d’arrachage des vignes. « S’il n’y a pas de gouvernement, il n’y aura pas de solution pour les agriculteurs », a donc mis en garde Amélie de Montchalin, en appelant à scruter le vote qui sera exprimé, sur les motions de censure comme sur le budget, par les parlementaires qui affirment soutenir les revendications des agriculteurs.
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Les parlementaires français ne sont toutefois pas les seuls à être appelés à sa rescousse par le gouvernement face à la crise agricole. Après l’échec cuisant de Paris sur l’accord de libre-échange entre l’UE et le Mercosur, dont la signature a été autorisée vendredi par le Conseil de l’UE malgré son opposition, le Premier ministre, Sébastien Lecornu, compte aussi sur l’aide des eurodéputés. « Le moment devrait être à la mobilisation au sein de chaque groupe politique au Parlement européen, pour construire une majorité contre cet accord », a-t-il d’ailleurs fustigé sur le réseau social X en réagissant au dépôt des motions de censure. Avant de demander directement au président du Sénat, Gérard Larcher, d’activer ses réseaux auprès des eurodéputés du Parti populaire européen (PPE), comme on le confie à Matignon.