La libération de Boualem Sansal, un espoir de détente avec l’Algérie ?
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La libération de Boualem Sansal, mercredi 19, devrait permettre d'apaiser les relations tendues entre la France le l'Algérie
LTD/AFP
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La libération de Boualem Sansal, mercredi 19, devrait permettre d'apaiser les relations tendues entre la France le l'Algérie
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Un nouveau chapitre dans les relations bilatérales entre l’Algérie et la France va-t-il s’ouvrir à la suite de la libération de Boualem Sansal ? La grâce de l’écrivain franco-algérien, après un an d’emprisonnement, lève l’un des obstacles majeurs à la résolution de la grave crise qui dure depuis l’été 2024.
Reconnaissance par la France de la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental, mesures d’Alger contre des intérêts français en Algérie, durcissements des déclarations, arrestations de Boualem Sansal et du journaliste français Christophe Gleizes… Pendant cette année et demie de contentieux, les négociations n’ont jamais été totalement rompues entre les deux pays, mais l’arrivée de Laurent Nuñez, plus technicien qu’idéologue, au ministère de l’Intérieur a aidé à dépassionner les débats.
Il faut maintenant régler deux sujets urgents.
Le premier est lié à la coopération dans le domaine migratoire, Paris souhaitant des discussions avec Alger sur le renvoi des ressortissants algériens frappés d’OQTF (obligation de quitter le territoire français). Depuis le début de l’année, moins de 500 laissez-passer consulaires ont été délivrés par les consulats algériens en France, contre plus de 1 400 en 2024. Depuis quelques mois, en effet, les représentations consulaires algériennes refusent de répondre aux sollicitations des préfectures françaises.
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L’autre domaine sensible est celui des échanges d’informations sécuritaires. Lundi dernier, deux jours avant la libération de Boualem Sansal, Nicolas Lerner, directeur général de la DGSE, évoquait d’ailleurs des « signaux » de la part d’Alger. « Nous avons atteint un point extrêmement bas de coopération opérationnelle en matière antiterroriste, a-t-il affirmé sur France Inter. Néanmoins, j’ose croire que, grâce aux canaux que nous avons préservés, si les services algériens étaient en capacité de détecter une menace sur le territoire national, ils l’auraient signalé. »