Le divorce entre Vallaud et Faure enfonce le PS dans la crise
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Le premier secrétaire du parti socialiste Olivier Faure et Boris Vallaud.
LTD / Sarah Meyssonnier / Reuters
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Le premier secrétaire du parti socialiste Olivier Faure et Boris Vallaud.
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La cocotte-minute sifflait depuis des mois. Elle a fini par exploser. Boris Vallaud, le président du groupe socialiste à l’Assemblée, a fait savoir au cours de la soirée du 8 mai qu’il quittait la direction du PS d’Olivier Faure. Entré en dissidence contre ce dernier au congrès de Nancy de juin 2025, le député des Landes avait accepté une alliance pour permettre au premier secrétaire de conserver une majorité dans les instances.
Près d’un an plus tard, lui et les siens considèrent ne pas avoir été assez pris en compte dans les décisions. Dans un courrier, rédigé par le sénateur Alexandre Ouizille, mandataire du courant de Boris Vallaud, est notamment dénoncé une « collégialité bâclée », une « information tronquée » et une « brutalisation du fonctionnement » du parti. « Boris n’a même pas eu le courage de signer lui-même », raille-t-on depuis la direction.
Le président du groupe à l’Assemblée reproche surtout à Olivier Faure sa stratégie pour la présidentielle. Il ne soutient pas l’idée d’une primaire de la gauche non-mélenchoniste, qu’il juge inefficace pour rassembler. Lui défendait plutôt le principe d’une désignation d’un candidat d’ici l’été - idéalement lui, même s’il n’a pas fait officiellement acte de candidature - pour entrer en campagne rapidement, et ouvrir dans un second temps la discussion avec les autres partis.
Autour de Boris Vallaud, on regrette que cette piste ait été immédiatement « balayée » par Olivier Faure et les siens. « Nous avons donc voulu tirer un signal d’alarme en quittant la direction car si nous continuons comme ça, nous allons au désastre », dénonce le « vallaudiste » Alexandre Ouizille.