Affaire du financement libyen : 2e round en appel pour Nicolas Sarkozy
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Nicolas Sarkozy, le 13 février 2025.
LTD/Hans Lucas via AFP - Bastien Ohier
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Nicolas Sarkozy, le 13 février 2025.
LTD/Hans Lucas via AFP - Bastien Ohier
Demain s’ouvre le procès en appel du dossier libyen dans lequel comparaît Nicolas Sarkozy ainsi que neuf autres prévenus. Quarante jours d’audience, presque autant qu’en première instance, afin de tout reprendre à zéro. C’est le principe de la seconde juridiction. Poser un regard neuf sur ce dossier tentaculaire dans lequel chacun des protagonistes devra se replonger jusqu’au 3 juin. Condamné le 25 septembre à cinq ans de prison assortis d’un mandat de dépôt à effet différé avec exécution provisoire, Nicolas Sarkozy était sorti de l’audience très marqué, le visage sombre.
Un coup de tonnerre dans les couloirs du tribunal judiciaire de Paris et des mots cinglants : « Ceux qui me haïssent à ce point pensent m’humilier. Ce qu’ils ont humilié aujourd’hui, c’est la France. » Et l’ex-chef de l’État de marteler : « Je suis innocent. Cette injustice est un scandale. Je ne m’excuserai pas de quelque chose que je n’ai pas fait. Sans doute devrai-je comparaître menottes aux mains devant la cour d’appel. »
Nicolas Sarkozy comparaîtra libre demain. Et sa ligne de défense n’a pas bougé d’un iota. Après une incarcération de trois semaines à la prison de la Santé, et un livre écrit entre ces quatre murs, Le Journal d’un prisonnier, l’ex-chef de l’État se concentre sur ce deuxième match. Une quinzaine de réunions préparatoires ont eu lieu, orchestrées avec sa défense, Jean-Michel Darrois et Christophe Ingrain, rejoints depuis le début de cette année par Sébastien Schapira, avocat pénaliste passé par le cabinet des ténors Pierre Haïk et Jacqueline Laffont, avec une forte expérience d’audience.