Certes, le bruit court depuis l’automne, mais sa confirmation va bousculer le landerneau politique. À Nîmes, le Rassemblement national a fini, samedi 17 janvier, par investir sa tête de liste : ce sera Julien Sanchez, ancien maire de Beaucaire – située dans le même département du Gard, à une trentaine de kilomètres – et coordinateur de campagne du RN pour ces élections municipales 2026. Le député frontiste de la circonscription nîmoise, Yoann Gillet, ne voulait pas être candidat.
En se laissant convaincre d’y aller à sa place, Julien Sanchez, qui en 2024 a opté pour le mandat d’eurodéputé, confirme les hautes ambitions de l’extrême droite dans cette préfecture où la droite et le centre partent très divisés. Du côté des Républicains, le choix du maire LR sortant Jean-Paul Fournier de ne pas briguer de cinquième mandat a ouvert une âpre guerre de succession. Le président de Nîmes Métropole, Franck Proust, longtemps bras droit de l’édile, s’est lancé à l’assaut de la mairie en étant confronté d’entrée de jeu à la dissidence de Julien Plantier, lui-même ex-premier adjoint de Jean-Paul Fournier.
Bruno Retailleau et Édouard Philippe, leaders respectifs des Républicains et d’Horizons, se sont mis d’accord pour appuyer la candidature Proust sans parvenir à débrancher celle de son concurrent – lequel est soutenu par Valérie Rouverand, venue de Renaissance… mais aussi par Yvan Lachaud, le chef de file local désigné par Horizons, qui ne se range donc pas derrière la décision de son patron.