« Elle va y aller comme un taureau » : Marine Le Pen, l’heure de l’appel
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Comme durant l’automne 2024, Marine Le Pen sera très présente aux audiences.
LTD/Vincent Kessler/REUTERS
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Le 19 décembre, Marine Le Pen souffle. Sans surprise, le budget de l’État pour 2026 a été retoqué. Protagonistes impuissants mais actifs des débats de l’automne à l’Assemblée, les députés du Rassemblement national (RN) avaient hâte de déserter les lieux – en particulier leur cheffe. Par aversion pour « l’effort inutile », comme elle a coutume de plaisanter, et surtout pour pouvoir se consacrer à son destin personnel.
La pause de Noël aura été, pour la fille de Jean-Marie Le Pen, une ultime fenêtre de préparation au moment le plus décisif de sa carrière politique : le procès en appel dans l’affaire des assistants parlementaires européens du Front national (FN).
À compter de mardi 13 janvier et jusqu’au 12 février, la dirigeante d’extrême droite multipliera les allers-retours entre le Palais-Bourbon et l’île de la Cité. Elle espérait initialement que cette nouvelle séquence judiciaire ne parasite pas la campagne des élections municipales. La cour d’appel en a décidé différemment, accélérant le calendrier afin de rendre sa décision le plus en amont possible de l’échéance présidentielle de 2027. Celle-là même que Marine Le Pen lorgne depuis si longtemps et dont l’accès, à date, lui est barré.
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Condamnée le 31 mars 2025 pour détournement de fonds publics, la triple candidate à l’Élysée a écopé – en tant que patronne du FN au moment des faits – de cinq ans d’inéligibilité avec application immédiate et de quatre ans de prison, dont deux ferme aménageables avec bracelet électronique. Présumée innocente, elle va tenter de convaincre trois magistrats d’atténuer sa peine. « Marine va y aller comme un taureau, avec la même énergie qu’en première instance », prévient un proche au fait de sa stratégie de défense. Comme durant l’automne 2024, elle sera très présente aux audiences, y compris à celles d’autres prévenus.
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