David Amiel, ministre délégué de la fonction publique : « Nous allons sortir de la dépendance aux outils américains »
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David Amiel est ministre délégué de la fonction publique.
LTD/Abdullah Firas/ABACA
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LA TRIBUNE DIMANCHE – La souveraineté numérique est une priorité du gouvernement. Comment allez-vous la mettre en œuvre ?
DAVID AMIEL – Le combat pour la souveraineté européenne que mène le chef de l’État se joue à la fois sur la scène internationale et dans la vie la plus quotidienne, parce que les dépendances qui semblent les plus anodines en temps calme peuvent être brutalement exploitées contre nous en temps de crise. C’est particulièrement vrai dans le secteur numérique. Face à cela, l’État a un rôle clé à jouer au côté du secteur privé pour assurer sa propre résilience et soutenir, nous y tenons avec Amélie de Montchalin [ministre de l’Action et des Comptes publics], à travers la commande publique nos entreprises, qui ont besoin de clients plus que de subventions. Nous devons sortir progressivement de la dépendance aux outils américains et plus globalement non-européens. Nous avons déjà commencé à le faire en matière de stockage de données sensibles avec l’émergence de solutions de cloud souverain sécurisé. Mais il faut continuer ce sevrage avec détermination.
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Comment allez-vous procéder ?
Ne laissons aucun angle mort croître ! Regardons la communication. Depuis la crise sanitaire, la visioconférence s’est beaucoup développée dans la vie de l’État comme des Français. Nous sommes devenus dépendants à Teams, à Zoom. Il faut donc au sein de l’État se désintoxiquer pour assurer la sécurité de nos échanges en toutes circonstances. C’est pourquoi nous allons généraliser d’ici 2027 une solution de visioconférence au sein de l’administration française, Visio. Le Premier ministre va ces prochains jours diffuser une circulaire pour l’officialiser : 100 % française, Visio sera progressivement déployée pour 100 % des agents de l’État.
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