La question avait été posée par François Bayrou au printemps dernier : « Comment mieux structurer les différents temps de la vie quotidienne des enfants afin qu’ils soient plus favorables à leurs apprentissages, à leur développement et à leur santé ? » La réponse est donnée par les 140 membres de la convention citoyenne sur les temps de l’enfant, qui adopte ce dimanche 23 novembre son rapport, que La Tribune Dimanche a pu consulter. Après six mois de travaux sous l’égide du Conseil économique social et environnemental (Cese), le document de 74 pages liste 20 propositions pour améliorer la vie des enfants de 3 à 18 ans.
Parmi leurs conclusions figure l’idée de revenir à la semaine de cinq jours, alors que c’est celle de quatre jours qui prévaut sur 90 % du territoire. Après son arrivée au pouvoir en 2017, Emmanuel Macron avait proposé aux communes de choisir entre la semaine de quatre jours (instaurée par Nicolas Sarkozy) et celle de quatre jours et demi (mise en place sous François Hollande).
L’écrasante majorité avait opté pour la semaine de quatre jours, à l’exception de certaines grandes villes, dont Paris. « L’aménagement du temps condensé sur quatre jours n’est pas en adéquation avec les rythmes biologiques de l’enfant et de l’adolescent, peut-on lire. Cette organisation entraîne des journées trop denses, des ruptures et des irrégularités dans les heures de coucher et de lever qui ont des incidences majeures sur les capacités d’attention et la fatigue des enfants »
« Une semaine sur cinq jours, ça remet en question beaucoup de choses dans la société française, estime Kenza Occansey, vice-président du Cese. C’est un débat qu’il faut avoir car nous ne l’avons pas eu dans les bonnes conditions, et les enseignants font partie des premières victimes. »