ENTRETIEN — Légende du PSG et ambassadeur du Paris FC, le Brésilien porte un regard attendri sur le derby de la capitale, ce dimanche 4 janvier. L’occasion de raconter par le menu sa ville d’adoption.Il n’est pas le plus parisien des Brésiliens car sa fille, qui habite près de Montmartre et travaille en banlieue, lui vole la vedette. Mais entre Raí et Paris, l’histoire a très vite débordé du terrain. À 60 ans, l’icône du PSG époque Canal, qui a récemment sorti une autobiographie dans la langue de Molière (Les Buts de ma vie, éditions Faces Cachées, 2025), continue de partager sa vie entre la capitale française et São Paulo.
Désormais, il partage aussi son cœur entre son ancien club et le Paris FC. Deux histoires qui s’entremêlent deux fois en huit jours au Parc : ce soir (20 h 45, Ligue 1+), pour le premier derby parisien en L1, puis lundi 12, en 16e de finale de la Coupe de France. « Je ne sais pas exactement ce que je vais ressentir mais je suis fier de faire partie d’un projet qui permet à Paris d’avoir deux clubs, confie-t-il. Ça va être un plaisir, car il n’y a ni rivalité ni ambiguïté. »
La première
RAÍ — J’ai découvert Paris lors d’un transit pour aller jouer au Moyen-Orient avec Botafogo. La ville m’a tout de suite inspiré. Chaque coin de rue semblait raconter une histoire. Paris est une ville provocatrice, dans le bon sens du terme. Elle provoque des idées, des rencontres, des émotions. Cette première impression ne m’a jamais quitté.
Un rituel
J’adore le côté vie de quartier. Chaque arrondissement a sa personnalité, ses petits commerces, sa boulangerie, son bistrot. C’est ça, le vrai Paris : une grande capitale avec des endroits conservant une âme de village. Ma fille est une vraie Parisienne dans le sens où le vrai Parisien n’existe pas vraiment : ce sont des gens venus d’un peu partout mais qui savent profiter de la ville. Petite, ses six premiers mois avaient pourtant été durs. Comme pour moi. Elle pleurait avant d’aller à l’école. Puis un jour, je lui ai demandé : « Alors, tu parles français ? » Et elle m’a répondu : « Ah bah oui ! » Comme une Parisienne !