Ligue 1 : Le Paris FC lance sa saison et relance le mythe d’un deuxième grand club à Paris
Racheté par la famille Arnault, secondé par Red Bull, le club promu s’avance en Ligue 1 en aimantant la curiosité. À tous les étages, la montée en gamme s’opère.
Damien Burnier
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L'équipe du Paris FC, face à Nantes, au stade de la Beaujoire, le 9 août.
Le serpent de mer du deuxième grand club parisien a fini par émerger, officiellement, au soir du 2 mai. Quarante-six ans après, voilà donc le Paris FC qui revient humer l'air de l'élite - début à Angers, 17 h 15 - dans un costume de promu à la griffe singulière.
Depuis que la famille Arnault, première fortune de France et à la tête du numéro un du luxe LVMH, a acquis à l'automne la majorité de ses parts, le club est entré dans une nouvelle dimension. Surtout avec l'arrivée concomitante de Red Bull, dont la branche football a essaimé à travers les continents : Salzbourg, Leipzig, New York, Bragantino, Leeds.
À rebours d'un football français tenu d'ajuster sa ceinture, le PFC s'avance à l'aise - 130 millions d'euros de budget -, traversé de pensées européennes à moyen terme. Un projet à prises multiples, dont Antoine Arnault, fils de Bernard, est le porte-voix familial.
L'équipe de Stéphane Gilli, coach néophyte en Ligue 1, n'a pas validé sa montée (2e derrière Lorient) avec un casting tape-à-l'œil. Le chamboulement a été évité, la tentation du bling-bling ou de la vieille gloire aussi. Restent tout de même quatre ou cinq renforts en attente pour aller avec les trois déjà enregistrés : l'ailier Moses Simon (Nantes), les défenseurs Nhoa Sangui (Reims) et Otávio (Porto). Acheté 17 millions d'euros, de loin le record maison, ce dernier n'a pas pour autant asséché l'enveloppe transferts, de l'ordre de 70 millions.
Le Paris FC est de retour en Ligue 1, quarante-six ans après. (Crédits : LTD/FRANCK FIFE/AFP)