Au centre et à l’aile, le XV de France fourmille de jeunes talents. Qui seront davantage mis à l’épreuve aujourd’hui contre l’Italie (16 h 10, France 2) que dimanche dernier.À les voir déambuler dans le couloir du Principality Stadium de Cardiff dimanche dernier, on aurait pu se croire au défilé de la dernière promo d’un centre de formation. Fabien Brau-Boirie a 20 ans ; Émilien Gailleton en a 22 ; Théo Attissogbe, 21 ; Louis Bielle-Biarrey, la star de l’attelage, n’est pas plus vieux (22 ans) mais affiche déjà 24 sélections depuis l’été 2023. Tous se présentaient donc en titulaires du XV de France. Les deux premiers au centre, les autres à l’aile.
Quatre-vingts minutes et une mémorable correction infligée aux Gallois plus tard (12-54), tous avaient gagné le droit de rempiler cet après-midi contre l’Italie à Villeneuve-d’Ascq (Nord). Le test devrait se révéler autrement sérieux. L’épais pack italien, impressionnant contre l’Écosse (victoire 18-15) et en Irlande (défaite 20-13), devrait réduire les espaces.
En prévision, Fabien Galthié a d’ailleurs décidé d’armer sa deuxième ligne avec les massifs Emmanuel Meafou et Thibaud Flament, plutôt que de s’appuyer sur les mobiles Charles Ollivon et Mickaël Guillard, pourtant brillants contre le Pays de Galles. Derrière aussi, le niveau devrait monter de deux crans. Les Palois Fabien Brau-Boirie et Émilien Gailleton feront face au prodige Tommaso Menoncello, dans l’équipe type du Tournoi 2025 et prochaine recrue toulousaine.
Des deux, le cadet sera le plus scruté. Rançon de la hype « FBB ». « Contre les Gallois, Fabien a rendu une copie parfaite, avec en plus un essai, apprécie l’ancien international Xavier Garbajosa, qui a commenté le match sur TF1. Malgré l’impact émotionnel d’une première sélection, il a joué comme s’il en avait vingt. » Son mètre quatre-vingt-dix, sa capacité à jouer buste droit et tête haute et sa parfaite lecture des espaces attirent déjà les comparaisons avec Yannick Jauzion, prédécesseur aussi classe qu’efficace. Pour le baptême du gamin, même sa défense a été clinique : 17 plaquages, tous réussis.