Nul n’ignore le goût de cette boisson iconique. Aux beaux jours, elle gagne les tables des bars et des restaurants, mais aussi les réfrigérateurs des familles françaises. Depuis la banlieue bordelaise, Cacolac a conquis la France entière, dans un secteur de l’agroalimentaire où les grands laissent pourtant peu, voire pas, de place aux petits. Installée sur la commune de Léognan (Gironde), l’usine à la devanture immanquable grâce à son code couleur unique sort chaque jour de ses lignes de production 250.000 petites bouteilles en verre estampillées Cacolac. Une success-story gustative et industrielle qui trouve ses racines dans un voyage professionnel aux Pays-Bas, au milieu du siècle précédent.
« En 1947, deux familles, les Lauseig et les Lanneluc, s’associent pour consolider l’exploitation laitière dans la Gironde, raconte Christian Maviel, le PDG de la société, aujourd’hui âgé de 54 ans. Ils fondent la Laiterie de la Benauge, en référence à un quartier de Bordeaux. Dans les années 1950, mon grand-oncle Robert Lauseig, le frère de ma grand-mère, se balade en Europe pour acheter des machines et des produits. Lors d’une étape aux Pays-Bas, il y découvre un lait aromatisé. »
Riche de cette découverte, le grand-oncle du dirigeant prend la liberté de mettre au point sa propre recette à son retour et mise sur le cacao… donnant naissance au Cacolac. Une nouvelle référence qui doit trouver sa place entre les différents produits de la laiterie girondine tels que le lait stérilisé, les yaourts, les fromages frais ou encore la crème fouettée.