Ski alpin, patinage, snowboard... Quels sont les athlètes français susceptibles de rapporter une médaille aux JO d'hiver 2026 ?
Avec 162 athlètes, la France bat un record de participants et annonce la couleur. Le podium est accessible dans une majorité de disciplines. En route pour une moisson inédite ?
Ski alpin, patinage, snowboard... Quels sont les athlètes susceptibles de rapporter une médailles aux JO d'hiver 2026 ?
Aussi périlleux qu’incontournable, l’exercice consistant à prédire le nombre de médailles a cette fois abouti à un consensus partagé par tous les responsables du mouvement sportif français. À savoir, pour les Jeux olympiques d’hiver de Milan Cortina, une augmentation de 50 % par rapport aux 14 rapportées de Pékin en 2022. Soit un total de 20 à 21 podiums escomptés.
Alors que la meilleure performance avait été atteinte à Sotchi (2014) puis à Pyeongchang (2018) avec 15 récompenses, l’ambition bleue s’explique avant tout par l’inflation du nombre de participants : 162 athlètes, dont 2 remplaçants. « Il s’agit de la plus importante délégation française de l’histoire », rappelle Amélie Oudéa-Castéra, présidente du comité national olympique et sportif, qui a annoncé ce samedi 31 janvier la sélection d’Arthur Offel de Villaucourt (ski de bosses) après une réallocation d’un quota. En Russie, ils étaient 116. La marque aurait été effacée même si l’équipe féminine de hockey – 23 sélectionnées – ne s’était pas qualifiée pour la première fois.
Représenté dans 14 disciplines sur 16, le collectif tricolore rêve en grand. L’agence nationale du sport (ANS) a identifié 35 médailles potentielles, en individuel ou par équipe. Un volume « assez ambitieux », d’après Yann Cucherat. Le successeur de Claude Onesta au poste de manager de la haute performance est avant tout réaliste au regard des résultats récents.
Au biathlon, tous les sélectionnés peuvent viser au moins une médaille. Comme au judo à Paris 2024… Éric Perrot déboule avec le dossard jaune de leader de la Coupe du monde et l’ambition légitime de se glisser dans les skis de Quentin Fillon-Maillet, gigantesque à Pékin (deux médailles d’or, cinq au total).
« Les amener au meilleur »
La pancarte de favori colle également à la combinaison de Clément Noël, monté sur le podium pour la quatrième fois de l’hiver à Schladming (Autriche), le 29 janvier. Bien entouré, le médaillé d’or du slalom à Pékin n’en est pas moins le leader du ski alpin. Et de toute la délégation au titre de porte-drapeau, un honneur partagé avec Chloé Trespeuch.
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Un peu plus d’un an après avoir accouché, la snowboardeuse nourrit l’ambition de compléter son palmarès, déjà riche d’argent et de bronze. Au casting des têtes d’affiche, impossible d’oublier le patineur Guillaume Cizeron – sacré il y a quatre ans – et sa nouvelle partenaire Laurence Fournier Baudry. De même que la reine des bosses, Perrine Laffont, dorée en 2018.
Sorti de l’anonymat en novembre en améliorant le record du monde du 5 000 mètres (battu depuis), le patineur de vitesse Timothy Loubineaud s’est maintenu dans une forme olympique. Les nouveaux venus du ski-alpinisme recèlent aussi de très hauts potentiels : ceux d’Emily Harrop et de Thibault Anselmet, plusieurs fois au sommet de la hiérarchie mondiale. Il y aura de bonnes surprises pour quelques-uns des trois quarts de novices.
D’amères déceptions aussi. À Paris 2024, certains podiums avaient été perçus comme des échecs. Yann Cucherat dit avoir « changé d’état d’esprit ». « Il y aura aussi de très belles quatrièmes places qu’il faudra fêter », prévient-il, exemple de l’Italie à l’esprit. Une précaution dont on se rappellera au moment du bilan. Mais à l’heure du grand départ, l’ancien gymnaste part avec la certitude d’avoir « amené tous les membres de la délégation à leur meilleur ».