Un brin de making of pour commencer. On a d'abord rejoint Gabriella Papadakis dans son chez-elle parisien et temporaire - elle vit à Montréal - au sortir d'une tournée en Suisse avec Art on Ice, éclairée par le propos inclusif de son duo avec l'Américaine Madison Hubbell. Puis, par écran interposé, c'est Nathalie Péchalat qui s'est connectée à ce studio du Marais.
Deux figures de danse sur glace, la première à la carrière fraîchement refermée après avoir tout raflé avec Guillaume Cizeron ; la seconde, double médaillée mondiale (2012 et 2014), passée en mode gouvernance (présidente de la Fédération française des sports de glace de 2020 à 2022). Un échange pour comprendre si le patinage s'est décidé à refléter la modernité de son époque. Retrouvailles prévues aux Mondiaux de Boston, qui débutent demain. Elles y seront consultantes cette fois, respectivement pour NBC et pour France Télévisions.
LA TRIBUNE DIMANCHE — Porter l'idée d'un duo non mixte dans le patinage, est-ce une façon de souffler sur la poussière ?
GABRIELLA PAPADAKIS — Le fait que tant de gens aient été surpris, qu'il y ait eu tant de réactions, montre qu'il y avait peut-être de la poussière, même si je ne sais pas si c'est le mot juste. En tout cas, ça a été vu comme quelque chose de nouveau.
NATHALIE PÉCHALAT — Dans le monde du sport en général, on m'en a beaucoup parlé. Avec une question récurrente : « Mais pourquoi vous n'aviez pas pensé à faire ça avant ? »
Propos recueillis par Damien Burnier