Comment Philippe Diallo a endossé le costume à la FFF
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Philippe Diallo lors de l'Assemblée fédérale le 13 décembre 2025 à Paris.
LTD/Loic Baratoux / Icon Sport
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Philippe Diallo lors de l'Assemblée fédérale le 13 décembre 2025 à Paris.
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Il y a un an jour pour jour, Philippe Diallo était élu président de la Fédération française de football (FFF). Réélu, plus exactement, puisqu’il était en poste depuis juin 2023 après avoir assuré l’intérim de Noël Le Graët, débranché cinq mois plus tôt. Mais cette fois, c’était différent : il y avait un candidat en face et un bilan auréolé du renouvellement du contrat avec Nike à faire valoir. Ultra favori et sans doute persuadé d’une large victoire, il avait eu la surprise de voir Pierre Samsonoff, peu connu du grand public mais rompu à l’univers fédéral, récolter 45 % des voix. Quand la faiblesse de l’écart lui avait été opposée au moment de savourer, il avait eu le regard sombre et le verbe âpre.
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Hier, au même endroit, Philippe Diallo, 62 ans, a soufflé sa bougie lors de l’assemblée fédérale en présentant une perte de 8,7 millions d’euros – s’il avait pris soin de la déminer en amont, elle a tout de même fait tiquer – mais avec une légitimité affermie et une autre stature. L’homme de dossiers un peu lisse n’est plus seulement celui qui incarne un consensus réconfortant pour une institution secouée par les affaires. « Il a clairement endossé le costume », formule comme beaucoup d’autres interlocuteurs Victoriano Melero, ancien chef de cabinet de Noël Le Graët, désormais directeur général du PSG et président de Foot Unis, le syndicat des clubs professionnels.