30 millions de Français randonneurs : une pratique qui séduit un jeune sur deux
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

30 millions de Français se déclarent adeptes réguliers de la radonnée. Un chiffre en augmentation de 11 % en 4 ans.
LTD/FFR
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

30 millions de Français se déclarent adeptes réguliers de la radonnée. Un chiffre en augmentation de 11 % en 4 ans.
LTD/FFR
La balade du dimanche ne prend pas une ride. Le week-end dernier, après le déjeuner, Louis, 23 ans, est parti pour une petite randonnée entre potes de 7 kilomètres en 1h45, 102 mètres de dénivelé, dans les bois de Clamart (Hauts de Seine). « Depuis que j’ai fait mon premier GR l’été dernier, le GR20 en Corse avec des amis, à un rythme accéléré, en 13 jours au lieu de 16, je me suis mis à la marche et à la course : on se choisit une balade sur une appli, puis on marche en papotant. Maintenant je sors la semaine et, le week-end, je me couche tôt et je me lève tôt. » Cet étudiant en communication événementielle compte enchaîner avec le Tour du Mont-Blanc ou de Belle-Île-en-Mer, « les deux circuits que l’on voit beaucoup sur les réseaux. »
Selon une étude de la fédération française de la randonnée pédestre (FFRandonnée) rendue publique pour la première fois cette fin janvier, une exclusivité de La Tribune Dimanche, la Gen Z renouvelle les flots de marcheurs sur les sentiers. Parmi les 18-24 ans interrogés, un jeune sur deux (52 %) déclare s’être déjà lancé dans une itinérance sur plusieurs jours, contre 27 % des personnes sondées tous âges confondus.
À lire également
« La crise sanitaire a beaucoup changé le rapport à la nature et nous ressentons un réel engouement chez les jeunes », remarque Frédéric Montoya, le président de la FFRandonnée. Olivier Bessy, sociologue du sport et du tourisme, de l’université de Pau (Pyrénées-Atlantiques), souligne, lui, le côté aventure. « Comme si cette itinérance en groupe prenait la forme d’un rituel d’intégration dans la société », analyse-t-il, en pointant que les cheveux blancs restent majoritaires sur les chemins tout au long de l’année.