Finances : cinq départements d’Occitanie dans le rouge
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Le Conseil départemental de Haute-Garonne a vu sa dette flamber.
Rémi Benoit
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Le Conseil départemental de Haute-Garonne a vu sa dette flamber.
Rémi Benoit
L’enquête avait été lancée fin 2024 par la Chambre régionale des Comptes Occitanie afin de réaliser un état des lieux de la situation financière des treize départements de la région. « Dès l’automne 2024, nous avons été alertés sur les difficultés financières que rencontraient certains départements et sur d’éventuels déséquilibres budgétaires », justifie Valérie Renet, présidente de la Chambre régionale des comptes Occitanie. Alors que la situation financière était saine en 2022, l’institution a analysé les causes et les mécanismes qui ont conduit à cette dégradation, concernant l’atterrissage du budget 2024 et les prévisions pour 2025.
Les travaux de la CRC révèlent avant tout une situation financière et budgétaire très contrastée. « La situation est préoccupante pour cinq départements d’Occitanie sur treize, soit un tiers. C’est plus élevé qu’au niveau national, où une quinzaine sur cent un sont en situation difficile », souligne Valérie Renet.
La situation est qualifiée de « très saine » pour l’Ariège, l’Aveyron, le Lot, la Lozère, les Pyrénées-Orientales et les Hautes-Pyrénées. « Des départements ruraux faiblement peuplés, où la population est relativement stable » relève la CRC. À l’inverse, pour les départements urbains, confrontés à une forte croissance démographique, la situation est « critique » : le Gard, l’Hérault, la Haute-Garonne, le Gers et le Tarn. « Le Gard et l’Hérault ont une exposition plus forte que la moyenne régionale à la pauvreté, ce qui est un facteur aggravant pour la situation financière de ces départements », explique Alexandre Gautier, directeur de l’Insee Occitanie.
Mais ces éléments démographiques et sociaux ne peuvent pas, à eux seuls, expliquer les difficultés de ces départements. « Il y a des causes exogènes, avec des recettes très volatiles », avance Valérie Renet. Les départements sont confrontés depuis 2022 à une chute vertigineuse de leurs recettes, notamment celles issues des DMTO (droits de mutation à titre onéreux), une taxe liée aux ventes immobilières qui constitue l’une des principales ressources des départements.