Délais de paiement : le lobbying payant des travaux publics en Nouvelle-Aquitaine
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Un chantier de construction de logements, à Bordeaux.
Agence Appa
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Un chantier de construction de logements, à Bordeaux.
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Des délais de paiement en progression au premier semestre 2025, c’est le constat de l’étude du cabinet Altarès publié le 18 septembre. La Nouvelle-Aquitaine y fait figure d’élève « moyenne », avec des retards de paiement avoisinant les 12 jours au premier semestre contre 14,1 jours au niveau national, en hausse toutefois de deux jours par rapport à 2024.
Souvent pointé du doigt, le secteur public enregistre en juin 2025 des retards de 14,7 jours dans la région, contre 13,4 jours dans le privé. Avec cependant des résultats assez disparates. Les communes, départements (hors collèges) et la région (hors lycées) maîtrisent relativement leur chaîne de paiement (13,5 jours de retard ; +1,2 jour par rapport à juin 2024), alors que les intercommunalités (communautés urbaines, communauté de communes, métropoles) dépassent les 16 jours (+1,5 jour). Les services déconcentrés de l’État en Nouvelle-Aquitaine héritent du bonnet d’âne, avec 26 jours de retard (+5,4 jours).
« Des problèmes de paiement, il peut y en avoir avec tout type d’administration, quels que soient leur type et leur taille. Un chantier peut être payé dans les temps par un service public, qui affichera de forts retards sur un autre quelques mois après », observe le délégué général d’une fédération d’entreprises de Nouvelle-Aquitaine.
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Dans la région, quelques ajustements ont cependant pu être nécessaires par le passé. À l’été 2023, la Fédération régionale des travaux publics (FRTP) de Nouvelle-Aquitaine était montée au créneau, son président Christian Surget faisant savoir par voie de presse que Bordeaux Métropole devait la bagatelle de 32 millions d’euros à des entreprises titulaires de marchés de voirie, d’hygiène publique et d’assainissement. La moitié des factures enregistrait un retard de plus de six mois.