Municipales à Bordeaux : Cazenave mènera la liste d’union à droite et au centre face à Hurmic

À Bordeaux, le macroniste Thomas Cazenave mènera la liste d’union avec Nathalie Delattre face au maire écologiste sortant Pierre Hurmic.
PC / La Tribune

À Bordeaux, le macroniste Thomas Cazenave mènera la liste d’union avec Nathalie Delattre face au maire écologiste sortant Pierre Hurmic.
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« Soit on arrive à un accord avant les fêtes, soit on partira chacun de notre côté », prévenait Nathalie Delattre, le 4 décembre dernier, alors que le fossé avec Thomas Cazenave semblait chaque jour s’accroître un peu plus en vue d’une liste d’union rassemblant la droite et le centre pour les élections municipales des 15 et 22 mars prochains.
Mais les deux ex-ministres d’Emmanuel Macron ont réussi à tirer les leçons de la défaite historique de 2020, lorsque Thomas Cazenave et Nicolas Florian étaient partis divisés, pavant la voie à l’alternance. Et après des mois de mains tendues, de sondages stériles, de coups de froid puis de campagnes séparées, les deux personnalités scellent finalement leur accord politique ce 18 décembre. Les deux communiqués de presse - envoyés et signés séparément par les deux équipes - sont arrivés en début de soirée pour annoncer la fusion et l’union derrière Thomas Cazenave, désigné tête de liste.
« Ensemble, nous formons désormais une équipe solide, prête à répondre aux attentes des Bordelaises et des Bordelais, pour faire gagner Bordeaux en mars prochain », se félicite l’actuel député Renaissance de Gironde. Après le ralliement des juppéistes Alexandra Siarri et Pierre de Gaétan Njikam ainsi que d’Hélène Florian, la veuve de l’ancien maire Nicolas Florian, et Guillaume Chaban-Delmas, le petit-fils de Jacques Chaban-Delmas, Thomas Cazenave réussit donc à s’imposer à la tête du bloc central à Bordeaux.
Légèrement mieux placé dans les sondages, l’ex-ministre du Budget d’Emmanuel Macron réunit désormais derrière son nom tous les partis politiques et toutes les personnalités de la droite et du centre à Bordeaux.
« Quand on fait de la politique, l’intérêt général doit toujours primer sur toute autre considération. L’heure n’est jamais aux calculs individuels, mais toujours à la responsabilité collective », réagit Nathalie Delattre, qui n'a pas confirmé sa présence sur la liste. Dans l'immédiat elle présidera le comité de soutien à Thomas Cazenave et rappelle l’objectif prioritaire de battre Pierre Hurmic. Dans un sondage du mois de novembre mené par Opinion Way pour Renaissance, une liste d’union menée par Thomas Cazenave était créditée de 26 % des voix au premier tour contre 32 % au maire sortant Pierre Hurmic.
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Les deux candidats vont donc désormais s’atteler à l’élaboration d’un programme commun mais aussi à la plus délicate phase de fusion de leurs listes. Ils devront ensuite faire face à un paysage politique bordelais encore très fragmenté. Le principal caillou dans leur chaussure reste l’économiste médiatique Philippe Dessertine, qui courtise peu ou prou le même électorat et répète vouloir aller au bout. Donné à 12 %, il pourrait être en mesure de se maintenir au second tour.
Il pourrait bien y avoir un autre candidat habitué des plateaux de télévision puisque Philippe Poutou, déjà candidat en 2020 et élu dans l’opposition, mènera très probablement la liste anticapitaliste Rouge Bordeaux. L’ex-syndicaliste de Ford et ex-candidat à la présidentielle ne dément plus une nouvelle candidature face aux autres listes d’extrême-gauche menées par Nordine Raymond (LFI), créditée de 15 % des intentions de vote, Myriam Eckert (Bordeaux en Luttes) et Petra Bernus (Révolution Permanente).
Deux listes sont également annoncées à l’extrême-droite avec Julie Rechagneux, pour le RN, créditée de 13 % des suffrages, un score historiquement haut à Bordeaux, et Virginie Bonthoux Tournay, pour Reconquête.
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Mais, dès janvier, c’est vers le palais Rohan que se tourneront tous les regards puisque le maire écologiste sortant, Pierre Hurmic, sera bien candidat. Il ne s’est pas encore déclaré officiellement mais ses soutiens s’activent en coulisses. Ce n’est plus qu’une question de temps.