Menacés de disparition face à la truffe étrangère, les producteurs occitans s'unissent
latribune.fr
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Scic trufficole d'Occitanie
Scic trufficole d'Occitanie
latribune.fr
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Scic trufficole d'Occitanie
Scic trufficole d'Occitanie
« Sur le marché national, 80% de truffes sont importées », alerte Alain Giniès, président de la fédération régionale des trufficulteurs d'Occitanie. Un comble alors que la France est le pays de la gastronomie et des recettes traditionnelles à la truffe noire du Périgord.
Afin de permettre aux producteurs de la région de « reprendre leurs parts de marché », a insisté celui qui est aussi élu départemental dans l'Aude, plusieurs collectivités et professionnels de la filière se sont réunis pour créer le 20 janvier, une société coopérative d'intérêt collectif (Scic) trufficole d'Occitanie, à Lalbenque dans le Lot.
Les volumes de truffes occitanes, et plus généralement françaises, ont beaucoup baissé ces dernières années. « A l'échelle du Lot, au début des années 1900, entre 300 et 700 tonnes de truffes étaient produites par an, rappelle le technicien trufficole William Saenz. C'est supérieur à ce que nous produisons aujourd'hui dans toute la France, soit entre 25 et 50 tonnes ».
Ce chiffre n'est qu'une estimation, cette filière n'étant pas soumise à une déclaration de récolte. « Le seul chiffre officiel est celui du réseau des nouvelles du marché (RNM), qui effectue un comptage des truffes vendues sur les plus gros marchés. L'année dernière, le RNM a identifié entre 7 à 8 tonnes de truffes, renseigne Pierre-Jean Pebeyre, président de la société Pebeyre SAS, négociant en truffe. Mais les ventes de la main à la main ou celles sur les plus petits marchés échappent à cette étude, je conseille donc de multiplier ce chiffre par trois pour réaliser une estimation. »
Cependant, même s'il n'existe pas de chiffre officiel tant pour la production, que pour le nombre de trufficulteurs ou encore pour le chiffre d'affaires, la baisse des volumes saute aux yeux des experts. « Nous sommes à un niveau de production qui frise la disparition », déclare Pierre-Jean Pebeyre, devant l'assemblée de professionnels réunis ce mardi dans le Lot.
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

latribune.fr