Lorsque GravitHy apparaît dans le paysage industriel français, nous sommes en 2022, au sortir d’une crise sanitaire qui a déclenché d’autres crises et des prises de conscience : la souveraineté industrielle doit devenir l’alpha et l’oméga. A Fos, la mutation de ce bassin industriel connu pour être l’un des plus polluants de l’Hexagone s’accélère. En quelques mois, plusieurs projets d’industrie décarbonée émergent, le symbole alors étant sans doute le choix de la gigafactory solaire Carbon de s’implanter en bordure de Méditerranée.
Plus discret mais pas moins déterminé, GravitHy arrive alors avec une promesse qui résonne assez fortement au moment même où la sidérurgie connaît une profonde remise en question. La promesse d’une production de 2 millions de tonnes par an à horizon 2030 de DRI (pour Direct reduce iron,) cette matière première qui sert à fabriquer de l’acier vert, ouvre des perspectives à un secteur ébranlé.
Près de quatre ans plus tard, GravitHy poursuit sa structuration. L’annonce faite début février d’un accord de coopération avec le groupe italien Marcegaglia, repreneur à Fos d’Ascométal, et avec la PME française Elyse Energy, porteuse du projet de production d’e-Saf, Neocarb, dessine assez bien le business-modèle du projet. « Nous croyons fermement que cette transformation de l'industrie, la réindustrialisation, la décarbonation, passent avant tout par la collaboration. En fait, il s’agit de chaînes de valeurs. Il faut que ceux qui participent à la même chaîne de valeur, collaborent. Ça veut dire quoi, collaborer ? Ce n’est pas simplement travailler ensemble. C’est lorsque chacun met en avant ses forces pour combler les faiblesses. Et que les projets puissent avancer collectivement, de manière plus rapide, moins chère et plus efficace », détaille José Noldin, CEO de GravitHy qui promet d’autres annonces partenariales à venir.