La biotech lyonnaise Ziwig vient d'obtenir un agrément des autorités américaines pour déployer ses tests outre-Atlantique. Une avancée qui se conjugue aux nombreux développements que devraient connaître la société en 2026.
La société lyonnaise Ziwig vient d'obtenir un agrément aux États-Unis pour son test de diagnostic de l'endométriose, lui ouvrant la voie à un nouveau marché.
La biotech Ziwig, à l'origine d'un test salivaire capable de diagnostiquer l'endométriose, avance doucement mais sûrement ses pions en France et Outre-Atlantique. Lors d'une conférence de presse ce mardi - la première en quatre ans - la société lyonnaise a annoncé avoir reçu la semaine dernière, l'autorisation des autorités américaines pour une mise à disposition de son Endotest aux États-Unis.
Les prélèvements réalisés sur le sol américain seront ensuite envoyés et analysés dans le laboratoire central de la biotech, à Tercis-les-Bains, dans le sud-ouest de la France, précise son président et fondateur, Yahya El Mir. Concrètement, « les micro-ARN sont isolés de la salive puis tagués avant d'être séquencés. » Cela permet d'obtenir un fichier numérique traité par intelligence artificielle pour établir un diagnostic Celui-ci est transmis au médecin qui déterminera alors le plan d'action », poursuit-il.
Une avancée dans le développement de la start-up à l'international qui se conjugue avec la finalisation de plusieurs études dont les résultats, livrés cette année, devraient lui ouvrir de nouvelles perspectives.
Déterminer le cadre légal de prescription
Suite à une publication datant d'octobre dernier dans le New England Journal of Medicine Evidence, et relatant l'efficacité du test de Ziwig, la Haute Autorité de santé a souhaité lancer un « forfait innovation », une étude (Endobest) pour évaluer l'impact de cet outil dans le parcours de soin et la pratique des professionnels, explique le professeur Hervé Hernandez, fondateur du service de gynécologie obstétrique du Kremlin-Bicêtre.
« Il s'agit d'un dispositif juridique qui permet d'établir le cadre de généralisation d'Endotest en France pour qu'il soit optimum pour les patientes, la pratique clinique et sur le plan médico-économique », résume Yahya El Mir. 2 500 patientes respectant des critères précis ont déjà bénéficié du test. Les données accumulées seront partagées avec d'autres pays, et les résultats de la HAS délivrés dans l'année. Et son avis pourrait aller jusqu'à modifier les solutions de diagnostics actuelles, notamment substituer l'usage de la cœlioscopie diagnostique, une chirurgie aux risques plus élevés, pointe le professeur Hervé Hernandez.
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