Le marché des compléments alimentaires prospère. En France, il a franchi la barre des 3 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2025, en progression de 2,6% sur un an, dont 55% générés en pharmacie, selon le syndicat du secteur, le Synadiet. « C’est un marché très dynamique, confirme son président, Nicolas Cappalaere. Tous les segments sont en croissance, en particulier ceux en lien avec la vitalité et l’immunité, le stress et le sommeil ou encore la digestion. Des ingrédients phares comme le collagène et les probiotiques se confortent, les innovations se multiplient, des entreprises se spécialisent, d’autres se développent sur la vente directe, il y a une effervescence certaine. »
Il faut dire que la filière a des arguments pour convaincre parmi lesquels un taux de pénétration qui ferait rêver beaucoup d’autres. En 2024, selon une étude Toluna Harris Interactive, 61% des Français déclaraient consommer des compléments alimentaires, contre 46% en 2018. Ils étaient 76% sur la tranche 25-34 ans : signe d’un marché qui rajeunit sous l’impulsion du numérique et des réseaux sociaux. « Le marché répond à des tendances structurelles fortes, entre le vieillissement de la population, la recherche de naturalité ou encore la montée en puissance de la santé préventive qui fait qu’aujourd’hui on veut vivre plus longtemps en bonne santé », relève Thierry Verne, président de EA Pharma, laboratoire basé à Mougins, entre Nice et Cannes.