Alerte sur le déploiement de la fibre en milieu rural
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Les équilibres économiques des réseaux publics de fibre optique ne tiennent plus.
CC Pixabay by Alexander Fox | PlaNet Fox
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Les équilibres économiques des réseaux publics de fibre optique ne tiennent plus.
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C’est une décision de l’Arcep (Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse) particulièrement attendue en Nouvelle-Aquitaine. D’abord annoncée pour la fin 2025, elle pourrait finalement intervenir au printemps. Son contenu ?
Une révision à la hausse des tarifs que les réseaux d’initiatives publiques (RIP) pourront appliquer aux opérateurs commerciaux pour leur donner accès à leur réseau fibre très haut débit (THD).
Ces réseaux publics, financés sur fonds publics par les collectivités territoriales et l’État, pilotent le déploiement de la fibre en zones rurales, soit 70 % du territoire français. Les opérateurs privés concentrent, eux, leurs investissements dans les zones urbaines, plus rentables.
En Nouvelle-Aquitaine, la société publique locale Nouvelle-Aquitaine THD (NATHD) exploite et commercialise les RIP des sept départements les plus ruraux de son territoire.
Ce montage – unique à une telle échelle – met directement NATHD en prise avec les difficultés financières des réseaux, l’incitant à monter au créneau pour défendre le modèle économique des réseaux publics. « Actés en 2015, à une époque où les réseaux n’étaient pas construits, les tarifs de l’Arcep n’ont pas été revus depuis, alors que des surcoûts sont apparus dans leur construction », souligne Gabriel Goudy, directeur général de NATHD.
Les RIP facturent aux opérateurs un peu plus de 5 euros par mois et par prise pour l’accès au réseau, alors que le coût moyen s’élevait à 7,54 euros en 2024, selon l’Observatoire de la viabilité économique des RIP.
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De fait, 80 % des réseaux d’initiative publique affichent des coûts d’exploitation supérieurs aux prévisions de leur plan d’affaires, estime l’Association des villes et collectivités pour les communications électroniques et l'audiovisuel (Avicca). En cause : des charges d’exploitation mal anticipées, des dégradations liées à la sous-traitance des raccordements ou encore des surcoûts dus à des travaux non prévus d’enfouissement des réseaux.
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