Alors que la nouvelle Responsabilité Élargie du Producteur (REP) concernant les textiles sanitaires à usage unique a été calée sur la seule catégorie des lingettes, la PME ardéchoise MPH1865 investit 17 millions d’euros dans une unité de traitement de vieux papiers.
Depuis le 1er juillet 2025, la filière des textiles sanitaires à usage unique est assujettie à une « REP » (Responsabilité Élargie du Producteur), ce dispositif issu de la loi AGEC appliquant le principe du « Pollueur payeur » et contraignant les metteurs sur le marché à prendre en charge financièrement et matériellement la fin de vie de leurs produits, notamment via des éco-organismes dédiés. En France, ces textiles uniques à usage sanitaire représentaient, en 2023, 1.200 tonnes de produits mis sur le marché et 2,4 tonnes de déchets.
Cette nouvelle REP TS2U (pour Textiles Sanitaires à Usage Unique) a non seulement affiché un certain retard à l’allumage, mais ses ambitions ont, de plus, été considérablement revues à la baisse depuis l’étude de préfiguration réalisée par l’Ademe en 2023. Celle-ci a finalement été alignée sur les directives européennes et ne concerne pour l’heure que les fabricants de lingettes à usage unique, soit moins de 2% du gisement.
Contrairement à ce qui avait été envisagé initialement, ne sont donc pas assujettis les produits d’hygiène papier (particuliers et professionnels) qui représentaient plus d’une tonne, soit la moitié de ces textiles sanitaires à usage unique. Au grand dam des collectivités qui doivent gérer le traitement des ordures ménagères dans lesquelles se retrouve l’essentiel de ces produits.
Une situation que regrette François Miribel, le dirigeant de l’entreprise familiale ardéchoise MPH1865 (ex MP Hygiène), un des leaders français de l’essuyage papier pour l’hygiène professionnelle.
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« Nous avons beaucoup œuvré pour cette REP mais elle a finalement été mise en place dans une version minimale. Aujourd’hui, le contexte politique ne laisse pas présager d’évolutions à court terme », estime le dirigeant.