Défense : le rachat de Hexadrone par Rivolier échoue, le fabricant de drones doit rebondir
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Hexadrone travaille activement avec les forces spéciales.
Hexadrone
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Hexadrone travaille activement avec les forces spéciales.
Hexadrone
Coup de théâtre dans le monde de la défense. Selon nos informations, les sociétés Hexadrone et Rivolier vont prochainement annoncer : « leur décision d’abandonner leur projet de rapprochement. Après une période de négociation exclusive et de discussions approfondies, les deux entreprises ont conclu qu'il était dans leur meilleur intérêt de ne pas poursuivre cette opération ». Prévue dans quelques jours, la communication conjointe des deux entreprises, restera succincte.
Contactés, aucun des deux acteurs ne veut en effet en dire davantage sur les raisons de l’échec de cette union pourtant annoncée au printemps dernier à l’occasion du Sofins, le salon des forces spéciales.
Il était prévu que le groupe ligérien Rivolier (320 salariés, 150 millions d’euros de chiffre d’affaires dont 50 millions dans les secteurs de la Défense et de la Sécurité) — par ailleurs nouveau propriétaire de l’armurier stéphanois Verney-Carron -, fasse l’acquisition de la PME altiligérienne Hexadrone qui compte 20 salariés pour 4 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2024.
Créée il y a 12 ans par Alexandre Labesse, celle-ci développe un drone multi-rotors modulaire, présenté comme un porte-outil universel capable d’embarquer jusqu’à 8 kilos. Drone qui avait été exposé à l’Élysée lors du salon du Fabriqué en France 2023 et qui avait défilé en vol, relié par un fil de fibre optique à un véhicule des forces spéciales.
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Cette acquisition devait donner les moyens à Hexadrone d’accélérer significativement tant au niveau industriel que commercial grâce à l’envergure de Rivolier qui devait lui permettre d’accéder à des appels d’offres et des marchés plus importants. Un chiffre d’affaires cible de 60 millions d’euros, dont 80 % dans la Défense, étaient alors envisagés.
Malgré cette rupture des négociations, actée il y a quelques semaines, Hexadrone dit maintenir le cap de sa stratégie de développement. À savoir: miser sur le marché de la Défense mais aussi le civil, dans une approche duale : son chiffre d’affaires est actuellement réalisé à 60% avec les forces armées, 40% avec le civil.
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