Défense : le réveil de Verney-Carron, après deux ans de graves turbulences
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Le 4 juin dernier, le tribunal de commerce de Saint-Etienne validait la reprise de Verney-Carron par le groupe ligérien Rivolier, spécialisé notamment dans la distribution d'armes et équipements divers à destination des forces de l'ordre, et déjà distributeur des armes fabriquées par Verney-Carron.
Une reprise, en tandem avec le family office tchèque RSBC (propriétaire d'Arex et Steyr, fabricants d'armes de petit calibre slovène et autrichien), alors réalisée au nez et à la barbe du Belge FN Browning qui espérait bien être le sauveur de Verney-Carron, et par la même occasion mettre la main sur le plus ancien armurier industriel français dont la notoriété dans le milieu de la chasse était incontestable. Une activité historique à laquelle la PME stéphanoise d'une soixante de salariés, également à l'origine du Flash-Ball, avait ajouté récemment (et laborieusement) une nouvelle offre tournée vers la Défense.
Racheté en 2022 par le groupe Cybergun, Verney-Carron avait dû déposer le bilan au printemps 2025, après une lente agonie de plusieurs mois. Celle-ci résultait de la conjonction de plusieurs facteurs : une baisse de chiffre d'affaires en particulier à l'international, une trésorerie devenue insuffisante pour assurer le financement de l'activité et un actionnaire lui-même fragile financièrement. Sans compter le très médiatisé, mais jamais concrétisé, projet de commande d'une société d'État ukrainienne pour la fourniture de 10.000 fusils d'assaut, 2.000 fusils de précision et 400 lance-grenades.
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Moins de trois mois après son entrée dans le giron du groupe Rivolier qui a réalisé 130 millions d'euros de chiffre d'affaires et compte 350 salariés, Verney-Carron est toujours en convalescence, mais son état semble s'améliorer significativement. Comme va pouvoir le constater ce jeudi Marc Ferracci, le ministre de l'Industrie en visite officielle dans la PME, la production a redémarré, les machines ont été relancées et les équipes (longtemps en activité partielle) ont pu se remettre au travail. Rappelons que 55 des 67 salariés avaient été repris. L'usine est désormais dirigée par Damien Kaivers, ex CEO de Browning International. Il avait accompagné le groupe Rivolier dans la constitution de son dossier de reprise.
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