Drones : Rivolier rachète Hexadrone et mise sur l’essor du militaire
Stéphanie Gallo Triouleyre
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Hexadrone réalise déjà 50 % de son chiffre d'affaires dans la Défense.
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Hexadrone réalise déjà 50 % de son chiffre d'affaires dans la Défense.
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Si l'armée française est aujourd'hui relativement peu équipée en drones (l'Armée de Terre en comptait seulement 5 000 en 2024), cela devrait changer rapidement. Cinq milliards d'euros ont été fléchés pour les drones et robots dans la Loi de Programmation militaire 2024-2030. Le ministre des Armées, Sébastien Lecornu, a d'ores et déjà annoncé vouloir aller plus loin : les drones pourraient représenter rapidement un des piliers du réarmement de la France.
Dans le paysage aujourd'hui, plusieurs acteurs, des gros notamment comme Dassault, Thales ou KNDS, mais aussi des PME comme le Toulousain Delair, qui a vendu plusieurs centaines de ses appareils pour, notamment, des missions de renseignement en Ukraine. Parmi ces « petits » acteurs figure la start-up Hexadrone, créée il y a une dizaine d'années. Elle est à l'origine du Tundra, un drone modulaire présenté comme un porte-outil universel (jusqu' à 8kg).
Tundra compte bien bénéficier de l'appel d'air actuel, dans ce momentum de marché et de contexte géopolitique. Et c'est toute l'ambition du rachat de la petite entreprise altiligérienne (17 salariés ; 6 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2024) par le groupe stéphanois Rivolier (320 salariés, 150 millions d'euros de chiffre d'affaires).
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Ce dernier réalise déjà 50 millions de son chiffre d'affaires dans les secteurs de la Défense et de la Sécurité. Rivolier ne produit rien, mais distribue de nombreuses marques : il est par exemple le leader en France de l'équipement des polices municipales (vêtements, armes, etc) et a remporté de nombreux appels d'offres pour l'armement et les munitions de la police nationale et de l'armée de Terre.
Stéphanie Gallo Triouleyre