C’est une vallée verdoyante lovée entre les monts du Forez et du Livradois. Un couloir étroit où sillonnent une rivière, une route départementale et une voie ferrée. Ces rails, propriété du Syndicat mixte ferroviaire du Livradois-Forez, n’ont pas transporté de voyageurs depuis les années 80. Seuls quelques touristes les empruntent, majoritairement l’été, sur des vélorails ou dans des trains touristiques.
Et c’est sur une portion de 24 kilomètres, entre les communes rurales de Courpière et de Vertolaye, dans le Puy-de-Dôme, que va bientôt débuter un test grandeur nature. Celui de la ferromobile, un véhicule autonome électrique bi-modal développé par la SICEF (Société d’Ingénierie, de Construction et d’Exploitation du Ferromobile), société présidée par l’ancien ministre Arnaud Montebourg. Avec son Peugeot Traveller modifié, l’entreprise entend « redonner une seconde vie aux lignes ferroviaires abandonnées et secondaires en exploitant un service de pointe avec des véhicules connectés et automatisés qui passent sans difficulté du rail à la route ». Ces véhicules peuvent circuler seuls ou en convoi jusqu’à 100 km/h.
Dès septembre, trois véhicules de sept places seront testés, d'abord à vide, puis avec des passagers. En attendant les autorisations, les ferromobiles seront présentées à la population locale mi-février. Ici dans le Puy-de-Dôme, la SICEF veut vérifier la faisabilité du projet en terme d’usage, alors qu'elle teste déjà la partie mécanique, la supervision ou la conduite automatisée sur des circuits ou des domaines privés.