Usine Bosch de Rodez : les salariés craignent la fermeture du site après 2030
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L’effectif de l’usine Bosch de Rodez pourrait descendre à 350 personnes à fin 2030.
Pierrick Merlet
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L’effectif de l’usine Bosch de Rodez pourrait descendre à 350 personnes à fin 2030.
Pierrick Merlet
« Nous sommes en soins palliatifs depuis quelques années. Cette nouvelle destruction d’emplois risque de nous amener malheureusement à la mort du site après 2030. En tout cas, c’est un signe qui va dans ce sens », se désespère Cédric Belledent, élu du syndicat SUD de l’usine Bosch de Rodez.
Depuis début septembre, la direction du groupe allemand a ouvert des négociations avec les syndicats sur un nouveau plan de suppression de 163 postes, via des départs en pré-retraite et des départs volontaires, en échange d’un sursis de deux ans pour l’usine emblématique de l’Aveyron.
Surnommée « La Bosch » par ses ouvriers, l’usine a été, pendant des décennies, le pilier économique de l’Aveyron et le plus grand employeur privé de la région. Au début des années 2000, elle comptait plus de 2.000 salariés, incarnant la vitalité industrielle locale. Mais le site spécialisé dans la fabrication d’injecteurs pour moteur diesel a été frappé de plein fouet par la chute de la vente de voitures diesel neuves en France et la perspective de l’arrêt des moteurs thermiques en Europe à l’horizon 2035.
En 2021, un accord acte la pérennisation de l’usine en échange d’une réduction de l’effectif de 1.150 à 513 salariés à fin 2028 mais surtout d’un virage industriel vers des marchés d’avenir. Nouvelle déconvenue pour les salariés, le projet de diversification vers l’hydrogène Fresh2 qui devait mobiliser 250 personnes, soit la moitié de l’usine, est arrêté à l’été 2023. Depuis, le site peine à trouver une activité de remplacement.
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Raison pour laquelle, la direction de Bosch a annoncé aux salariés sa volonté de descendre l’effectif à 350 personnes, donnant donc un nouveau sursis de deux ans au site. La déception est double pour les syndicats qui avaient demandé au groupe un maintien de l’effectif mais aussi une garantie d’activité jusqu’en 2032. « Nous n’avons aucune visibilité sur le devenir de l’usine après 2030, ce qui ne permet même pas de pérenniser ces 350 salariés sur le moyen-terme », regrette Cédric Belledent.
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