Usine Bosch de Rodez : les syndicats veulent un nouveau sursis
Florine Galéron
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L'usine Bosch de Rodez peine à trouver des relais de croissance et se retrouve encore plus fragilisée par la crise automobile.
Pierrick Merlet
Après l'échec de sa diversification vers l'hydrogène, l'usine Bosch de Rodez se retrouve plus que jamais fragilisée par la crise automobile. Selon les informations de La Tribune, les syndicats espèrent négocier dès janvier un sursis de quatre ans supplémentaires pour le site, permettant de maintenir son activité jusqu'en 2032. De son côté, la direction envisage une nouvelle réduction des effectifs, renforçant l’incertitude autour de l’avenir de cette usine déjà en difficulté.
En pleine crise automobile et alors que le groupe Bosch a annoncé il y a quelques jours 5.500 suppressions de postes supplémentaires dans le monde, l'usine de Rodez cherche à échapper à une lente agonie.
Bosch peine à se diversifier
Surnommée « La Bosch » par ses ouvriers, l'usine a été, pendant des décennies, le pilier économique de l'Aveyron et le plus grand employeur privé de la région. Au début des années 2000, elle comptait plus de 2.000 salariés, incarnant la vitalité industrielle locale. Mais le site spécialisé dans la fabrication d'injecteurs pour moteur diesel a été frappé de plein fouet par la chute de la vente de voitures diesel neuves en France et la perspective de l'arrêt des moteurs thermiques en Europe à l'horizon 2035.
En 2021, un accord acte la pérennisation de l'usine en échange d'une réduction de l'effectif de 1.150 à 513 salariés à fin 2028 mais surtout d'un virage industriel vers des marchés d'avenir. Nouvelle déconvenue pour les salariés, le projet de diversification vers l'hydrogène Fresh2 qui devait mobiliser 250 personnes, soit la moitié de l'usine, est arrêté à l'été 2023.
Depuis, le site peine à trouver une activité de remplacement. La direction a annoncé le transfert d'Allemagne d'une première ligne de production de capteurs destinés aux véhicules essence et hybrides.
« Bosch s'était engagé lors d'une rencontre à Bercy à une compensation de l'arrêt du projet hydrogène par le transfert d'une nouvelle ligne de capteurs qui devait mobiliser 80 personnes. Ce chiffre est ensuite descendu à 25 salariés. Et finalement en CSE cette semaine, la direction nous a indiqué que cette ligne n'est pas rentable sur notre site, elle sert seulement à occuper les salariés jusqu'à 2028 », se désoleJérôme Pouget, délégué syndical central Sud pour Bosch Rodez.
Pour sa part, Bosch indique à La Tribune qu'il « poursuit ses recherches d'autres lignes pour compléter les activités du site pour devenir également une usine de fabrication de capteurs ».
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Face à ces perspectives incertaines, d'après nos informations, les syndicats vont ouvrir le 7 janvier prochain des négociations avec la direction pour obtenir un sursis supplémentaire de quatre ans pour le site qui emploie actuellement 711 salariés.