EXCLUSIF. La ville d’Elne a été ciblée par le collectif de pirates, baptisé Qilin Ransomware, qui a récemment attaqué les lycées de la région Hauts-de-France.
Nul n’est à l’abri des pirates, pas même les paisibles communes d’Occitanie. La ville d’Elne, dans les Pyrénées-Orientales, a été victime d’une cyberattaque d’envergure, menée par un groupe de hackers russophones. Selon les experts en cybersécurité, ce gang opère depuis la Russie ou des pays de l’ancien bloc soviétique. Le groupe de cybercriminels, baptisé Qilin Ransomware, a revendiqué l’attaque ce 15 octobre, affichant son fait d’armes sur son site hébergé sur le Darknet et consulté par nos journalistes.
Les pirates n’ont pas diffusé de données dérobées, mais exigent déjà une rançon à la municipalité d’Elne. Cette offensive tombe quelques jours après la paralysie des systèmes informatiques des lycées de la région Hauts-de-France, une opération également attribuée à Qilin.
Le mode opératoire est classique dans l’univers des attaques par ransomware. Les malfaiteurs paralysent le système de la victime avec ce logiciel malveillant, exfiltrent des informations, puis tentent de faire chanter leur victime. Sur leur plateforme, les criminels déclarent que des données de la ville seront prochainement mises en ligne.
La revendication sur le site Darknet des hackers. (Crédits : La Tribune)
Simple coup de bluff, ou menace sérieuse ? Contactée par La Tribune, la Mairie d’Elne nous a indiqué n’avoir décelé aucun signe de vol d’informations pour l’instant. Toutefois, l’alerte a été donnée : des mesures de sécurité ont été immédiatement prises et l’incident a été signalé à la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL). L’attaque, elle, remonterait à une quinzaine de jours.