Basée en Loire-Atlantique, Fonto De Vivo, spécialiste de l’accès à l’eau potable, passe sous le contrôle de la holding d’investissement Culture. L’entreprise nantaise avait été placée en redressement judiciaire après le gel des aides américaines destinées aux ONG humanitaires.L'annonce est tombée ce 25 septembre, quatre mois après son placement en redressement judiciaire. Fonto De Vivo, qui s’est imposée dans la filtration d’eau, est reprise par la société Culture, la filiale du groupe GDCOM également basée en Loire-Atlantique, à Nozay. « C'est une bonne nouvelle car cela s'est fait rapidement. Lorsque nous avions lancé la procédure (en mai, NDLR), nous n'avions aucune garantie que des repreneurs fassent des offres. Finalement, trois candidats se sont positionnés », réagit Anthony Cailleau, son co-fondateur, lors d'un échange avec La Tribune.
Ce dernier, qui se dit ravi de rester sur le territoire ligérien, reste à la tête de l’entreprise. Le repreneur est quant à lui une holding d’investissement dédiée aux entreprises à impact œuvrant pour « le bien de l’humanité », aussi bien dans les secteurs de la communication, de l’industrie et de la transition sociétale. Fonto De Vivo rejoint ainsi un groupe qui grossit par croissance externe (15 filiales), affichant 55 millions d'euros de chiffre d'affaires pour 550 salariés. Le montant de l'opération n'est toutefois pas précisé.
Cette opération intervient dans un contexte global tendu pour l'aide humanitaire, alors que plus de deux milliards de personnes dans le monde sont toujours privées d’eau potable. Pour rappel, Fonto De Vivo qui se présente comme le spécialiste des solutions de filtration d'eau autonomes avait subi de plein fouet les coupes budgétaires de l'administration américaine l’amenant à être placée en redressement judiciaire, à sa demande. 90% de son volume d'affaires (1,138 million d'euros en 2024) est alors réalisé sur le secteur des ONG. Or, la situation des associations de solidarité internationale est critique depuis le gel des financements de l'USaiD, l'Agence des États-Unis pour le développement international, plus grand bailleur de fonds humanitaires au monde. Une situation qui a déstabilisé toute l’aide humanitaire mondiale.