IA : comment l’américain Kyndryl déploie sa stratégie en France
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Kyndryl, spin-off d'IBM, a choisi Sophia-Antipolis pour installer son Digital Hub spécial IA et Cyber
DR
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Kyndryl, spin-off d'IBM, a choisi Sophia-Antipolis pour installer son Digital Hub spécial IA et Cyber
DR
L’annonce a été faite dans le cadre doré de Versailles en mai dernier, lors du dernier Choose France : Kyndryl confirmait investir 100 millions d’euros en France en 3 ans. Une manne bienvenue alors que les enjeux autour de l’intelligence artificielle sont majeurs, notamment en termes de souveraineté et d’attractivité pour les pays et les territoires.
La France n’est pour autant pas un territoire que Kyndryl découvre lorsqu’en mai dernier il confirme sa volonté d’installer son digital hub dédié à l’IA et à la cybersécurité à Sophia-Antipolis. Quelques mois auparavant, l’entreprise américaine avait déjà posé des premières bases au sein de la technopole européenne. Compris aussi dans l’enveloppe annoncée, la création d’une offre d’IA Private Cloud et le recrutement de 300 experts en data, IA et cyber-résilience.
L’américaine, qui a généré un chiffre d’affaires de 15 milliards d’euros en 2024, est née de l’activité services d’infrastructures d’IBM. Elle est devenue en quatre ans un acteur qui compte, présente dans 60 pays, employant 75 000 salariés dans le monde dont 1 200 personnes en France, 300 étant basés à Paris, le reste disséminé dans les territoires, à Lyon, Lille, Orléans, Bordeaux, Marseille…
Une croissance qui a puise son origine lorsque Kyndryl était encore l’activité services d’infrastructures d’IBM. Aujourd’hui, l’entreprise revendique un portefeuille de 300 clients dans l’Hexagone sur les 4 000 clients disséminés dans les différents pays. Des clients français dont le tiers sont des membres du CAC 40 tels Stellantis, Michelin, BNP ou Schneider, « des clients historiques pour lesquels nous poursuivons le management de leur informatique tout en les accompagnant également dans leur transformation », explique Jérôme Calmelet, venu d’IBM et nommé président France en février 2024. Des clients également issus du SBF120 ou des entreprises de plus petites tailles.