La « schizophrénie » de l’Etat sème la confusion dans le secteur de la santé
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Les déserts médicaux ne concernent plus uniquement les zones peu densifiées
DR
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Les déserts médicaux ne concernent plus uniquement les zones peu densifiées
DR
À Digne-les-Bains (Alpes-de-Haute-Provence), les habitants respirent davantage depuis l’ouverture, en janvier dernier, du centre départemental de santé. « Nous répondons à l’attente de la population », acquiesce Anne-Marie Caparros, coordinatrice du centre, « les consultations sont remplies ». Depuis son ouverture, plus de 1 020 patients ont franchi la porte, au moins une fois, de l’établissement où exercent trois médecins – deux retraités et un jeune – à temps partiel, l’équivalent d’un seul temps plein. De fait, « le manque de médecin se fait toujours ressentir » dans le chef-lieu du département. Il manque deux temps pleins et le récent départ à la retraite d’une praticienne a laissé bon nombre de patients sans solution. Selon le conseil départemental, plus de 22 500 habitants du département n’ont pas de médecin traitant.
Dans ce contexte, nul doute que les déclarations du Premier ministre Sébastien Lecornu à la mi-septembre lors de son premier déplacement officiel à Mâcon (Saône-et-Loire) ont fait leur effet : un nouveau maillage de 5000 maisons de santé d’ici 2027 pour garantie l’accès aux soins de proximité, dans chaque « bassin de vie » à moins de trente minutes de chaque Français. Mais, loin de la scène politique, c’est la surprise. « Le calendrier m’a interrogé », avoue Hervé Caël, président du conseil régional de l’Ordre des médecins, « France Santé ? Il renomme les médecins solidaires, me suis-je dit ».