Le Conseil de l'IA et du numérique appelle à changer radicalement de méthode sur la souveraineté numérique
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souveraineté numérique
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En janvier dernier, l'industrie tech tricolore s'est enflammée. Le gouvernement venait d'annoncer la généralisation de Visio, son outil souverain de visioconférence, à l'ensemble des 2,5 millions d'agents de la fonction publique d'ici 2027, remplaçant ainsi Microsoft Teams, et Zoom. Visio fait partie de La Suite, un ensemble d'outils de bureautique souverains (messagerie, partage de documents…) opérés par la Direction interministérielle du numérique (DINUM). Réaction émue de l'écosystème français : pourquoi l'État développe-t-il ses propres outils plutôt que d'acheter à des entreprises françaises ? « La Suite est une prouesse opérationnelle absolument remarquable », concède Sébastien Soriano, directeur général de l'Institut national de l’information géographique et forestière, et membre du CIANum, le Conseil de l’IA et du numérique (ex-Conseil national du numérique).
Mais la polémique a révélé à ses yeux quelque chose de plus profond : « un problème de méthode ». « Il ne suffit pas de répéter ''souveraineté'' comme un cabri, il faut se poser la question concrète de comment on s'y prend. » C'est de ces querelles autour de La Suite que naît le rapport intitulé « Souveraineté numérique : de l'urgence d'organiser la coopération entre le public, le privé et les communs numériques » publié ce mercredi 27 mai par le CIANum.