Google a proposé à l'UE des mesures visant à éviter une scission de ses activités dans la publicité en ligne, après la lourde amende infligée par Bruxelles pour abus de position dominante en septembre. La Tribune fait le point sur les différentes procédures visant le géant de la tech.Où en est Google dans les différentes procédures qui le visent ? Le groupe américain a proposé à l'Union européenne (UE) des mesures visant à éviter une scission de ses activités dans la publicité en ligne, après la lourde amende de 2,95 milliards d'euros qui lui avait été infligée par Bruxelles en septembre pour abus de position dominante, a-t-il annoncé ce vendredi 14 novembre.
Amende de Bruxelles pour abus de position dominante dans la publicité en ligne
Dans ce dossier dit « Google Adtech », Bruxelles n'était pas allé jusqu'à ordonner à Google une scission pure et simple. Mais la Commission n'avait pas exclu d'exiger une telle mesure si les engagements du groupe pour remédier aux atteintes à la concurrence ne lui convenaient pas, et avait donné 60 jours à Google pour lui faire des propositions.
« Notre proposition répond pleinement à la décision de la Commission, sans avoir recours à une scission disruptive, qui porterait atteinte aux milliers d'annonceurs et diffuseurs de publicités qui utilisent les outils de Google pour développer leur activité », a assuré un porte-parole du groupe américain. Cela mêle des changements « immédiats » pour mettre un terme aux pratiques sanctionnées, et des « mesures importantes » contre les conflits d'intérêts allégués par Bruxelles, précise le groupe.
Google est dans le collimateur de Bruxelles en raison de ses agissements présumés dans plusieurs segments du secteur de la publicité en ligne. Le groupe propose plusieurs services qui jouent les intermédiaires entre les annonceurs et les sites web: AdX, plateforme dédiée à l'achat et la vente d'espaces publicitaires, DFP (DoubleClick for publishers), service pour les sites et apps diffusant des publicités, et Google Ads/DV 360, outils destinés aux annonceurs. Or, la Commission estime que DFP, Google Ads et DV 360, commettent des abus de position dominante notamment en favorisant AdX par rapport aux plateformes rivales.