C'était il y a deux ans, jour pour jour : l'entrée fracassante de ChatGPT, et de l'IA générative dans nos vies, avec son lot de promesses et de fantasmes. Certains secteurs d'activités ont été profondément déstabilisés, à l'image des professions du droit, pour lesquelles la production et la synthèse de documents constituent une partie importante de l'activité. D'après une étude de Deloitte, l'IA générative permet d'améliorer de 25% la productivité des avocats. Et le pourcentage peut grimper en flèche sur des tâches bien précises, relève le rapport.
Confrontées à la vague technologique, le secteur des legaltech, ces start-up qui font le pont entre la technologie et le droit, n'ont pas été perturbées, bien au contraire. L'intelligence artificielle étant au cœur de leur proposition de valeur depuis des années, elles ont trouvé dans l'IA générative un moyen de conforter leur pertinence, en améliorant l'efficacité de leurs outils. Ainsi, Doctrine, l'une des principales legaltech françaises, connue pour ses logiciels à destination des professionnels du droit, juge que l'usage de l'IA générative est devenu incontournable dans le secteur.
Pour faire gagner du temps aux avocats et autres juristes, le « Google du droit » a lancé en septembre 2024, et après 12 mois de beta, un chatbot. Ce dernier permet à ses utilisateurs d'effectuer des recherches dans une gigantesque base de données publiques ou privées, agrégée année après année. Celle-ci inclut des lois françaises ou européennes, des réglementations, des décisions de justice...