TikTok met en scène sa « transparence » après la Commission d'enquête
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Le centre de transparence de TikTok, à Dublin.
Marine Protais
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Le centre de transparence de TikTok, à Dublin.
Marine Protais
TikTok serait « l’un des pires réseaux sociaux à l’assaut de notre jeunesse », a estimé la Commission d'enquête parlementaire après plusieurs mois d'auditions de nombreux experts. La plateforme contre-attaque par une opération de communication pour prouver le contraire. Mercredi 1er octobre, TikTok recevait une dizaine de journalistes français dans son centre de “transparence et responsabilité”, perché au cinquième étage de ses locaux dublinois. « C’est un lieu où l’on fait venir des ONG, des journalistes, nos partenaires », explique un porte-parole. L’objectif de ce show-room, ouvert il y a plus d’un an : montrer tout ce que la plateforme s’efforce de faire pour protéger ses utilisateurs. Trois autres centres existent dans le monde, aux États-Unis et à Singapour.
Mais si TikTok revendique la transparence, la visite se limite à cette petite vitrine technologique, dont il est interdit de prendre des photos. Les véritables salles de modération, elles, restent loin du regard des visiteurs. Dans cet espace au design épuré, on trouve notamment une salle où est présenté sur écran le système de modération automatique de TikTok.
Adam Stairs, responsable du service sensibilisation et partenariat, nous en fait la démonstration. Il s’empare d’un faux couteau ensanglanté – que le système détecte très rapidement. Idem avec une cigarette factice ou un drapeau islamiste. « Ce ne sont que quelques exemples que la technologie est capable d’identifier », précise-t-il. En plus de l’image, la modération automatique analyse aussi les légendes des posts et le son des vidéos.
87 % des contenus enfreignant les politiques de la plateforme sont retirés par ce système automatisé. « Ce chiffre a beaucoup progressé parce que notre technologie s’est affinée, il y a encore un an ce taux était autour de 70 % », estime Adam Stairs. De quoi justifier des réductions d’effectifs dans la modération, notamment à Londres, révélées en août par le Financial Times.