La start-up Rift rêve d'un réseau national de drones de surveillance à la demande
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Les drones de la start-up Rift sont fabriqués sur le territoire français.
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Les drones de la start-up Rift sont fabriqués sur le territoire français.
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Faute de pilotes et de moyens, peut-on démocratiser la surveillance aérienne ? La start-up Rift, fondée il y a deux ans en Essonne, en fait le pari. La jeune pousse a levé 4,6 millions d’euros le 20 novembre auprès du fond AlleyCorp, avec la participation d’OVNI Capital. Cet investissement devrait lui permettre d’accélérer le déploiement d’un réseau d’intelligence aérienne en temps réel, un nouveau modèle de surveillance depuis le ciel, accessible à la demande.
Concrètement, Rift positionne des drones de longue endurance, de trois mètres d’envergure, dans des stations de la taille d’un conteneur disséminées sur le territoire. En fonction des missions et des commandes, ces appareils peuvent décoller sur demande et surveiller des zones sensibles pour le compte de clients variés, services publics comme les sapeurs-pompiers ou la gendarmerie, mais aussi industriels pour le contrôle d’infrastructures.
Le pilote de Rift se charge de piloter l’engin à distance pour le compte du client et lui fournit les images en direct. Le principal avantage de ce procédé ? Le coût : un vol de drone reviendrait dix fois moins cher qu’un hélicoptère.« Aujourd’hui, la surveillance aérienne nécessite des moyens lourds, coûteux et polluants, ou passe par des satellites qui manquent parfois de réactivité », explique Daniel Nef, à la tête de la start-up. « Les feux de forêt ont par exemple un besoin d’action rapide. Avec 15 000 départs de feux de forêt en France, l’objectif serait d’installer des stations non loin des zones à risques pour déployer les engins en urgence », ajoute-t-il.
Un premier poste de pilotage est pour l’instant installé à Brétigny-sur-Orge, en Essonne. Deux projets sont déjà en cours, l’un avec le ministère de l’Intérieur pour la surveillance du littoral, l’autre avec le groupe industriel NaTran (ex-GRTgaz), pour l’inspection aérienne de pipelines. Six nouvelles stations devraient voir le jour en 2026 pour mieux mailler le territoire.