« Plusieurs centaines de millions voire plusieurs milliards d’euros ». C’est l’ordre de grandeur des préjudices subis par les entreprises lésées par Shein, a estimé leur avocat Cédric Dubucq, auprès de l’AFP. De la grande distribution à l’habillement en passant par le jouet, les principales fédérations du commerce français ont attaqué mercredi la plateforme chinoise de commerce en ligne en justice en justice pour « concurrence déloyale ». Elles réclament notamment « la reconnaissance du préjudice économique subi » par les commerçants implantés en France et « l’octroi de dommages et intérêts proportionnés à ces pertes ».
Interrogé par La Tribune, Me Cédric Dubucq ne souhaite pour l’instant pas communiquer de préjudice précis car « le nombre d’entreprises évolue encore, il n’est pas définitif », et que « le rapport n’est pas finalisé ». L’avocat indique que c’est sur la base de « la faute lucrative, un concept assez récent qu’a admis la jurisprudence » qu’il demandera « la réparation des préjudices individuels ». « Le raisonnement va être de savoir quel est le profit illicite de Shein d’une part, et dans quelle mesure on peut le répartir entre les entreprises au prorata des volumes d’affaires qu’elles représentent sur leur secteur », explique-t-il.